Notre Association s‘honore de compter le Professeur Hubert REEVES parmi ses membres.
S’il est universellement connu pour ses remarquables présentations du cosmos et de ses mystères, il
n’est pas inutile de rappeler sa brillante carrière scientifique, car il est non seulement un chercheur qui
découvre, mais également un enseignant hors pair qui sait communiquer les avancées de sa discipline
à ses contemporains et fait ainsi progresser le niveau de la culture scientifique de notre société.
Il a commencé sa carrière scientifique à la NASA (1960-64) puis enseigné à l’université de Bruxelles.
Il est professeur associé au département de physique de l’université de Montréal depuis 1988.
Directeur de recherches au CNRS depuis 1966, il est chercheur au Service d'astrophysique de Saclay
et travaille sur l’origine des éléments chimiques, l’origine du système solaire, l’origine de l'univers, l’astrophysique
nucléaire, la cosmologie.
Le 27 février 2006 il faisait une conférence devant un public très nombreux et subjugué, tant par le
contenu que par le style, à l’Ecole supérieure de physique et chimie industrielles de la Ville de Paris
(ESPCI), intitulée «Le nez dans les étoiles».
C’est grâce à l’ESPCI et à son directeur, le Professeur Jacques Prost, et son responsable des conférences
scientifiques, le Professeur Dominique Bonnin, que nous pouvons vous livrer sa communication. Ce
dernier a brossé d’Hubert Reeves le tableau suivant :
«Le premier livre que je l’ai vu présenter était Patience dans l'azur (1981).
A l’entendre, on a tout de suite su qu’il était Canadien, à l’écouter, on a compris qu’il était astrophysicien.
Il étonnait, avec sur le visage, un regard un rien malicieux et un léger sourire aux lèvres. Et puis il y
avait sa voix, une voix de conteur. On se laissait prendre, on entrait dans le cosmos, on voyageait au
milieu des galaxies, on voyait naître des étoiles. L’univers existait enfin, on le touchait du doigt ou presque
et il y avait de la poésie dans cette science-là.
Au livre suivant, Poussières d'étoiles (1984), il avait réconcilié le public avec le monde de l’astrophysique
qui lui doit certainement beaucoup.
Après bien d’autres ouvrages, ce citoyen de l’univers a regardé plus près de lui, là où il vit, la Terre
avec tous ses problèmes et c’est Malicorne qu’il écrit en 1990. Alors commencent ses activités écologiques :