La Sicile : une destination propice au rêve! Nous sommes 22 à nous retrouver
à l’aérogare 3 de Roissy-Charles de Gaulle, ce samedi matin, en partance pour Palerme. Une personne du groupe a dû renoncer la veille au soir à nous accompagner: nous sommes tristes pour elle. Nous atterrissons à 14h30 sur une piste en bord de mer, au pied d’une montagne abrupte. Enzo, qui est l’agent de voyage habituel en Italie de notre association, nous accueille amicalement. Le car est là tout proche, nous y faisons la connaissance de Sebastiano qui nous accompagnera pendant tout le voyage et de Peppino, notre guide pour la ville de Palerme, ainsi que de notre chauffeur. Nous partons aussitôt pour notre première visite. Le car nous dépose en contrebas de la vieille ville de Monreale à laquelle on peut accéder par un court trajet en taxi. Les plus courageux y montent à pieds.
La cathédrale de “Monreale” (Montagne royale), édifiée par le roi normand Guillaume II sur une terrasse dominant la “Conca d’Oro”,vaste plaine, alors toute boisée, où les chasses royales étaient coutumières, puis terre de culture d’agrumes d’où son nom de Conque d’or. Cette grande cathédrale a été construite rapidement à partir de 1174 à la suite d’une inspiration que la Madone aurait donnée au roi. Elle montre une fusion des traditions architecturales siciliennes antérieures, en particulier byzantine et musulmane, avec l’art roman français. L’Orient et l’Occident s’y rencontrent avec harmonie, en accord avec la tolérance dont bénéficiaient alors les Siciliens. L’impression générale dès l’entrée est à la fois de somptuosité et de légèreté, qualifications bien souvent antagonistes.
![]() Cloître du monastère bénédictin adjacent à la cathédrale de Monreale |
La somptuosité vient surtout des fines mosaïques à fond doré qui garnissent le choeur, avec en particulier le Christ Pantocrator, et les murs. La légèreté est d’abord architecturale avec la voûte en berceau et les gracieuses colonnes qui supportent la partie haute. Les portes en bronze du portail sont ornées de scènes bibliques ainsi que de griffon et lion, emblème des rois normands. L’’abbaye bénédictine contigüe date de la même époque que celle de la cathédrale. Son superbe cloître nous abrite d’une violente averse. Les deux cent vingt huit colonnes jumelées sont toutes différentes, ornées de chapiteaux sculptés romans et d’incrustations à motifs variés de tesselles byzantines. Leur état de conservation est exceptionnel. C’est là que Peppino a commencé à nous faire bénéficier de ses connaissances approfondies en symbolique chrétienne. |
| Ce dimanche 26 Septembre au matin, il pleut un peu, par intermittence. Le car nous conduit au Palais Royal des Normands, dont nous admirons l’architecture extérieure et la cour. C’est maintenant le siège de l’assemblée régionale sicilienne. Peppino nous guide, au milieu des groupes qui se succèdent, à la visite de la Chapelle Palatine, consacrée en 1143. L’extérieur en est masqué par des constructions ultérieures. Le bâtiment comporte trois nefs et trois absides. Le plafond en bois à stalactites et caissons peints, du 12ième siècle, est l’oeuvre d’ouvriers fatimides. Il est considéré comme le plus beau de ce type. Les mosaïques sont nombreuses et très belles, dont un Christ Pantocrator à l’intérieur de la coupole. Une autre figuration du Christ, bénissant et entouré d’archanges et d’anges est au fond de l’abside centrale. Le trône royal, à l’ouest du bâtiment, fait face à cette abside. Peppino, toujours soucieux de nous faire saisir les intentions du clergé et des artistes, nous indique qu’une figuration de paon en parade signifie “la vie” alors que, si les plumes sont abaissées, “la mort” est représentée. |
![]() abside centrale de la Chapelle Palatine à Palerme |

Arc en ciel sur le temple E à Selinunte
Direction : Selinunte. A notre arrivée, il pleut, ce qui nous permet d’admirer un arc en ciel complet. La pluie s’est arrêtée alors que nous partons visiter le site. Il est vaste et nous utilisons des véhicules électriques pour le parcourir. Il a été fondé par des colons de Megara Hyblea au 7 ième siècle avant J.C.. La ville, rivale de Segeste, a été détruite par les Carthaginois. Un système de fortification et huit temples aux colonnes doriques colossales ont été retrouvés, tous en mauvais état. L’un d’entre eux a été partiellement remonté vers 1960; la très vaste acropole a été localisée et une douzaine de colonnes du plus grand temple qu’elle contenait sont debouts. Un beau coucher de soleil, derrière des nuages, nous accompagne alors que nous repartons pour le Grand Hôtel des Thermes à Sciacca, situé en bord de mer, où nous sommes très bien accueillis.
Mercredi 29 septembre : Nous commençons la journée par une promenade à pied dans Sciacca. La marche n’y est pas facile à cause des nombreux travaux sur voies publiques et de la circulation automobile. Après une vue sur le port puis le passage dans un jardin public bien fleuri nous voyons la cour de l’hôtel de ville, installé dans l’ancien couvent des jésuites. L’extérieur de l’église attenante est très abîmé. Les pittoresques éventaires de commerçants, sur une place, nous amusent.
Et, en voiture pour Agrigente ! Près de la ville, nous nous arrêtons pour visiter la maison natale de Luigi Pirandello. Elle ne contient pas de meubles ou d’objets personnels de l’écrivain mais de nombreux documents et photos sur sa vie littéraire. Un buste de l’auteur est placé devant la maison. A Agrigente nous allons directement à l’hôtel Akrabello, de style mauresque et très agréable, pour déjeuner et déposer nos bagages. Nous partons en début d’après-midi visiter la Vallée des Temples. La ville antique fût fondée en 581 avant J.C. sous le nom d’Akragas sur un plateau calcaire dominant les environs. Un siècle à peine plus tard, sa population atteignait 200 000 personnes et elle fut décrite par Pindare comme “la plus belle ville peuplée de mortels”. La vallée comporte cinq temples principaux dont celui de la Concorde est le mieux conservé parce qu’il a servi de basilique chrétienne au 4ème siècle. Il a retrouvé sa forme classique au 18ème siècle. C’est un monument des plus significatifs de l’art dorique en Sicile, construit sur quatre gradins avec une façade à six colonnes. Du temple d’Héraclès, le plus ancien (6ème siècle avant J.C.) seules huit colonnes ont été relevées, sur un côté. Du petit temple de Castor et Pollux quatre colonnes sont encore debout, devenues symboliques de cette vallée et illustrant la couverture du guide qui nous a été offert à notre arrivée en Sicile. Nous avons longé ces temples à pied et par très beau temps. Nous marchions près de la bordure fortifiée de l’ancienne cité dans laquelle ont été creusées des hypogées paléochrétiennes. Une courte visite à la partie aérienne du musée archéologique régional nous a ensuite permis de voir, entre autres, gisant sur le sol, un atlante provenant du temple de Zeus Olympien.

Attelage à Agrigente
La fin d’après-midi se passe à l’hôtel au bord ou dans la piscine pour ceux qui le souhaitent ; au calme de toute façon, probablement, pour tous.
Le repas du soir a lieu dans une très grande salle malheureusement bruyante car les convives y sont très nombreux. Mais nous avons droit ensuite à la surprise promise la veille par Sebastiano : une promenade nocturne en car pour admirer la “valle di Templi” illuminée. Nous admirons, effectivement, de tous nos yeux! Mais il y eut une suite à la surprise, bien involontaire celle-là. Alors que nous allions revenir à l’hôtel, le moteur de notre car s’est mis à toussoter; et puis, il s’est calmé et le retour fut sans histoire.
Jeudi 30 septembre : Départ vers Piazza Armerina via Caltanissetta. Au bout de quelques kilomètres le moteur de notre car toussote à nouveau. La route à faire aujourd’hui est longue: nous devons nous arrêter pour ne pas avoir de panne pendant le trajet. Justement une station-service “ERG” est là. Mécanicien et chauffeur ont besoin d’une clef non disponible. Le mécanicien va en chercher une. Cependant les deux hommes ne parviennent pas à réparer, malgré l’aide demandée par Sebastiano à un autre chauffeur de car. Pendant ce temps nous bavardons, mais hélas, à la station service, il n’y a ni sièges ni boissons (sauf un distributeur d’eau qui n’accepte que les pièces de 50 centimes). Nous avons tout de même le plaisir de voir arriver un client, un paysan qui transporte des fruits dans sa camionnette et accepte de vendre à François un plateau de grosses pêches et un de raisin blanc. L’impression me vient en écrivant que, si nous avons mangé de ces fruits avec grand plaisir et plusieurs fois, nous n’avons peut-être pas demandé à François (et éventuellement à quelqu’un d’autre) à partager les frais. De toute façon, merci François ! Enfin, vers 10h30, un car de remplacement arrive pour nous. Il est plus long que l’autre. Son conducteur, Salvatore, est dit Toto. Adieu à notre ancien chauffeur et transfert des bagages; à 11h45 nous repartons. Nous contournons Caltanissetta et nous trouvons maintenant dans la région la plus chaude de la Sicile où l’on produit du blé dur dans une terre noire : plus de grands rochers calcaires mais des collines arrondies. Nous arrivons à Piazza Armerina et allons déjeuner (il est 13h25): nous sommes attendus.

Vue de la côte, prise depuis Erice
Vers 15h nous sommes prêts à commencer la visite de la “Villa Romana del Casale”. Cette villa, qui date des 3 ième et 4 ième siècles a été préservée de la destruction grâce à une inondation au 12 ième siècle, suivie d’un dêpot d’alluvions protecteurs sur les mosaïques du sol. Découverte au 19 ième siècle, elle n’a été dégagée que dans les années 1950-1960. Elle est exceptionnelle d’un double point de vue: ses dimensions et la qualité de sa décoration. Elle est supposée avoir appartenu à un empereur romain. Des précautions (encore insuffisantes) ont été prises pour la préservation future des mosaïques par l’établissement: d’un toit qui y évite les écoulements d’eau, et de parois latérales en grande partie vitrées. Les nombreux visiteurs sont guidés sur un circuit obligé surélevé et se penchent sur une rambarde pour admirer... Nous voyons d’abord, de l’extérieur, les caldarium et tépidarium. Le frigidarium est décoré de créatures marines mythiques. Les salles sont le plus souvent nommées d’après le sujet de leur décoration. Nous voyons celles: du cirque (courses de chars), le grand péristyle, la petite chasse, le promenoir de la grande chasse (capture d’animaux), Ulysse et Polyphème, les gymnastes (salle des Dix Jeunes Filles ou encore des jeunes filles en bikini), le triclinium (travaux d’Hercule et autres thèmes)... La visite est trop brève pour un contentement maximum, mais il faut avancer au rythme commun et nous sommes très heureux d’être venus.
Nous reprenons la route pour Raguse où nous arrivons à l’hôtel Kroma vers 19h20.
Vendredi 1er octobre : D’abord une visite en car de Raguse avant de la quitter. La ville nouvelle, baroque, a été construite sur le plateau après le tremblement de terre de 1693 alors que la ville ancienne, Ibla, est reliée à la ville nouvelle par une crête rocheuse. Le “duomo San Giorgio”, baroque, est le véritable centre de Ibla. Il se dresse en haut d’une rue s’élargissant vers lui, précédé par une grille d’aspect léger et une grande volée de marches. Son architecture accentue l’impression de verticalité par les trois niveaux de la facade et ses séries de colonnes groupées, souvent par trois.
Nous suivons ensuite une route de montagne vers Modica, étagée au-dessus d’une profonde vallée, puis traversons un plateau cultivé (oranges, tomates, pommes de terre) à terre brune et murets de pierre. Nous arrivons à Noto. Cette ville, complètement détruite par le tremblement de terre de 1693, fut reconstruite par de grands architectes sur un emplacement plus sûr. Les façades des églises, des monastères et des demeures de l’aristocratie devinrent plus grandioses encore. La magnifique architecture baroque est unique sur l’île. Malheureusement, la pierre utilisée est fragile et de nombreux bâtiments mal entretenus. La cathédrale est en cours de restauration. L’homogénéité de style des façades nous charme cependant.
Nous continuons ensuite notre route vers Syracuse où nous déjeunons et nous installons à l’hôtel Bellavista pour trois nuits, qui seront, hélas, les dernières du voyage...
Nous partons en car l’après-midi pour visiter à pieds l'île d’Ortygie, “haut-lieu” historique de la ville, maintenant reliée à la terre ferme par un pont. Les ruines du temple d’Apollon ont été découvertes seulement en 1860. Le monument, de grande surface, date du 6 ième siècle avant J.C. et serait le plus ancien temple dorique d’Europe occidentale. Il a été transformé successivement en église byzantine, mosquée, église chrétienne puis forteresse avant que sa base soit dégagée. Les anciens palais se succèdent le long des places ou des rues étroites, témoins des styles architecturaux successifs qui s’y harmonisent bien. Certains ont été achetés à bas prix avant restauration puis vendus par appartements. Le “Duomo” témoigne aussi de cette superposition de styles puisque sa façade nord inclut des colonnes massives d’un temple antique. Devenue église chrétienne puis mosquée, et enfin cathédrale, elle illustre par sa façade l’architecture religieuse baroque sicilienne. Près du grand port, la source d’eau douce d’Aréthuse devrait son nom à la nymphe transformée en fontaine. Nous retrouvons le car sur le pont.
Samedi 2 octobre : Notre guide francophone de la ville (Anne-Marie, d’origine suisse et installée ici) nous attend près de la zone archéologique de Neapolis (partie intégrante de la ville antique qui était plus vaste qu’actuellement). Elle commence ses explications devant la grande plateforme (presque 200 mètres de long) de l’autel sacrificiel de Hiéron II, du 3 ième siècle avant J.C.. Le théâtre grec, en demi-cercle, est inséré entre des flans rocheux, la cavea (scène) tournée vers la mer. Il date du 5 ième siècle avant J.C. et était plus grand que ses ruines le suggèrent, Charles-Quint ayant fait prélever beaucoup de ses pierres pour la construction des remparts d’Ortygie. Ce théâtre avait déjà été modifié sous Hiéron II puis par les romains. L’ensemble actuel demeure très impressionnant. Les grands dramaturges grecs, en particulier Eschyle, montèrent leurs pièces ici et, à notre époque, des représentations y sont organisées un été sur deux. Une nymphée (grotte artificielle d’où jaillit une source) faisait partie du système hydrique du théâtre. Une personne de notre groupe se blesse malencontreusement pendant la visite (le sol est très inégal) et ne pourra pas, maintenant, participer à toutes les visites... Les latomies sont d’anciennes carrières de la même époque d’où était extraites les pierres nécessaires à la ville. Leur disposition laisse supposer qu’elles constituaient, de plus, un dispositif de défense. A l’intérieur sont des grottes artificielles dont la plus connue est “l’oreille de Dionysos”, où le tyran aurait confiné ses ennemis afin d’écouter leurs conversations grâce à l’amplification sonore des sons, par échos, dans la grotte.
Nous jetons un coup d’oeil à l’amphithéâtre romain puis le car nous conduit au château Euryale (“tête de clou” à cause de la forme de l’éperon rocheux du plateau d’Epipoli où il est situé, à la jonction des parties nord et sud des murailles de la ville). Construit en cinq ans vers - 400, c’est la plus complète oeuvre militaire grecque. L’entrée en était protégée par des tours de repérage, trois profonds fossés et des tranchées souterraines en zigzag la masquant aux ennemis, tout en permettant des attaques surprise de ces derniers.
L’après-midi nous retrouvons Anne-Marie pour la visite des catacombes de St Giovanni (4 ième siècle de notre ère), en partie sous la petite église du même nom qui porte des traces de remaniements successifs après les dégâts qu’elle a subis lors du tremblement de terre de 1693.
Ensuite : visite au musée archéologique régional, bien installé dans un bâtiment des années 1980. Nous n’en avons parcouru que la section relative à l’antiquité, très bien guidés par Anne-Marie; je ne citerai, pour mémoire, que deux oeuvres de la période archaïque : une statue funéraire de jeune homme (koros) et la déesse mère allaitant des jumeaux.
Sur le chemin du retour à l’hôtel nous entrons dans la grande église récente “Sanctuaire de la Vierge des larmes”, grandiose. Elle nous choque moins que lors de notre arrivée dans la ville.
Dimanche 3 octobre : Nous partons visiter Taormine, qui s’étend sur les flancs du mont Tauro. Nous suivons la route vers Catane, parallèle au bord de mer, et pouvons juger de l’importance des implantations industrielles dans cette zone. Le temps est beau. Nous nous approchons de l’Etna, d’où s’échappe un nuage de fumée blanche. Aux abords de Catane, nous traversons la coulée qui détruisit la moitié de la ville en 1669. Nous dépassons cette ville, roulons au pied du volcan et admirons, au loin,Taormine sur son rocher. A l’arrivée dans la ville, environ à mi-pente, nous laissons le car pour continuer avec une navette. En montant, nous admirons le panorama... L’histoire de Taormine remonte aux Sicules. Satellite de Syracuse, puis capitale de la Sicile byzantine jusqu’à la conquête arabe, elle redeviendra très prospère sous les Normands.

L'Etna, vu du théâtre de Taormine
Au sommet, porte de Messine, notre guide de la ville, Giuseppe, nous attend et nous emmène d’abord voir la facade du palais Corvaja, siège du parlement sicilien en 1411. Sa base est une tour arabe. Au dessus, la structure normande crénelée comporte des fenêtres à menaux et des motifs décoratifs en calcaire blanc et pierre volcanique brune.
![]() "Palazzo dei Duchi di Santo Stefano" à Taormine |
Nous suivons ensuite une petite rue montante encombrée de touristes et bordée de camelots et visitons le théâtre grec datant du 3 ième siècle avant J.C.. C’est l’un des monuments siciliens les plus célèbres du monde. Il est érigé dans un cadre exceptionnel puisque la cavea ouvrait sur la côte ionnienne de la Sicile, la cöte calabraise et sur l’Etna. Le théâtre pouvait accueillir cinq mille spectateurs. Les Romains l’ont beaucoup agrandi (pour dix mille personnes) et ont remanié l’ensemble pour l’adapter aux spectacles de gladiateurs, en particulier en construisant un mur de scène (maintenant en partie détruit) masquant le paysage.
Revenus à la porte de Messine, Giuseppe nous guide ensuite le long d’une des rues animées, le corso Umberto I, jusqu’à la terrasse, piazza IX Aprile. Je ne peux pas décrire la beauté de la côte que nous surplombons. La vue s’étend au loin, jusqu’à la Calabre... |
Nous revenons Porte de Messine où nous remercions et quittons Giuseppe. Sebastiano nous conduit vers le restaurant Luraleo. Il reste un peu de temps avant le repas et nous sommes quelques uns à visiter les magnifiques jardins de la “Villa Comunale”, proches du restaurant. Cette propriété fût donnée à la ville par une aristocrate anglaise qui s’en était éprise.
Après le déjeuner nous avons du temps libre. C’est très bien car de nombreux magasins sont ouverts : c’est l’occasion de faire des achats de cadeaux-souvenirs car le retour à Paris aura lieu demain! Notre groupe s’émiette, se reforme partiellement puis se dissémine à nouveau au gré des souhaits de chacun. Nous avons rendez-vous à 17h place de Messine pour prendre la navette descendante.

Le groupe (presque au complet) au théâtre grec de Syracuse
Le ciel est nuageux pendant le retour à Syracuse et, ce soir, nous ne pouvons pas revoir l’Etna de la route.
Notre dernier repas ensemble est un peu bruyant car un autre groupe partage la salle avec nous. Ne nous attardons pas trop...: il faut refaire les bagages.
Lundi 4 octobre : Il fait beau et chaud. Nous quittons l’hôtel à 10h30. Quelques personnes arrivent tout juste de leurs dernières courses. Nous sommes à l’aéroport de Catane à 11h 45 et faisons nos adieux à Sebastiano et à Toto, notre chauffeur. L’ouverture de l’enregistrement n’aura pas lieu avant 13h. Quelques uns d’entre nous vont déjeuner au self-service du premier étage. Nous attendons ensuite l’enregistrement. Le départ du vol a été retardé de deux heures pour “raisons techniques”. Le vol proprement dit dure 2h15. A l’arrivée, pendant l’attente des bagages, les adieux sont à la fois émus et pressés. A une autre fois, peut-être, pour un autre beau voyage!
J. et C. Dorémieux
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