Au service de l’avenir du CNRS
Par Edmond Lisle
Bulletin HS - octobre 2004

Au cours de l‘assemblée générale de notre Association, le 13 mai 2004, suite à un débat animé, il a été décidé , sur proposition du président sortant Jean-Baptiste Donnet que le nouveau président a endossée, que notre Association devait participer activement à la réflexion nationale sur la recherche et y apporter sa contribution propre.

Nous regroupons, en effet, plus de 2 000 adhérents actifs et totalisons donc des dizaines de milliers d’années d’expérience vécues dans les laboratoires et l’administration du CNRS dans toutes les disciplines et nous représentons tous les métiers de l’enseignement et de la recherche. Cette «mémoire» doit être mobilisée au profit de la construction de l’avenir de notre maison, dans le contexte d’un développement vigoureux de l’ensemble de la recherche scientifique dans notre pays, au sein de l’Europe élargie et face à la mondialisation de l’économie et de la société.

Afin d’organiser cette réflexion collective, nous vous invitions à consulter le document de Gérard Mégie et Bernard Larrouturou, respectivement Président et Directeur général du CNRS, intitulé Notre projet pour le CNRS (en date du 1er mars 2004, accessible sur le site du CNRS www.cnrs.fr) et nous vous proposions le questionnaire ci-dessous :


Vos réponses ont clairement manifesté votre intérêt et votre engagement. Un groupe de travail constitué au sein du Conseil d’administration et l’équipe de rédaction du Bulletin de l’Association ont dépouillé et analysé vos réponses. Nous vous présentons les résultats de ce travail en donnant largement la parole à ceux qui ont répondu.

Deux textes accompagnent ces résultats. Le premier texte est du Professeur Pierre Bauchet, Membre de l’Institut, Directeur scientifique des sciences de l’homme au CNRS, de 1967 à 1974. Son texte porte sur les sciences de l’homme et de la société et résume une réflexion menée par l’Académie des sciences morales et politiques. Cet ensemble de disciplines n’est pas moins scientifique que ne le sont les sciences de la nature ou de la vie mais, parce que leur objet est l’homme vivant en société, elles mettent en œuvre des méthodes d’observation et d’analyse tout à fait spécifiques qui doivent être explicitement prises en compte dans toute réforme en profondeur du dispositif de recherche.

Le second est du Professeur Pierre Potier, Membre de l’Institut, Directeur du Programme interdisciplinaire sur le médicament (PIRMED) au CNRS, de 1978 à 1984. Son texte, préparé en juin 1994, conserve toute son actualité et souligne à quel point le malaise de la recherche est profond et ancien et ses disfonctionnements nombreux et persistants. Le traitement doit être à la mesure du mal et ne saurait se réduire à quelques crédits supplémentaires et à un jeu de «légo» institutionnel.

Quelques lignes de force se dégagent nettement de notre enquête :

Le débat se poursuit, par courrier postal et électronique. Continuez à l’animer, pour que vive une recherche française et européenne à la fine pointe des avancées scientifiques mondiales.

Edmond Arthur LISLE
Président

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