Membre de l’Institut, Président d’honneur de notre Association, Pierre
Bauchet a bien voulu nous communiquer le résumé d’un dossier préparé par
l‘Académie des sciences morales et politiques. D’une grande actualité, ce document
concerne uniquement le problème de la recherche dans les Sciences humaines et
sociales.
Dans le débat qu’a suscité la crise de la recherche du printemps 2004, les réflexions consacrées aux
Sciences humaines et sociales (SHS) sont rares 1. Elles rejoignent le plus souvent celles qui concernent la
politique ou plutôt l’absence de politique de la recherche menée par les pouvoirs publics français. Elles
dénoncent la faiblesse d’une «interministérialité» au sommet de l’État ; la recherche effectuée en France
répond plus à des préoccupations d’institutions diverses internationales, nationales et locales, qu’à une
action concertée. Ces réflexions soulignent encore l’absence d’une programmation à moyen terme qui
permettrait d’assurer la continuité de cette recherche 2. Elles suggèrent qu’un conseil restreint de pilotage,
comprenant une représentation équitable des diverses disciplines, notamment des Sciences de l’homme
et de la société (SHS), sous l’autorité directe du Premier ministre, assure la cohérence et la continuité
indispensables à une politique bien insérée dans les dispositifs européens et internationaux de la
recherche. Les diverses réformes intervenues depuis 1958, notamment la création du Ministère de la
recherche, n’ont pas mis fin à la dispersion des décisions des administrations de tutelle des établissements
de recherche.
Des critiques sont formulées aussi à l’égard des politiques publiques propres à leurs disciplines. Elles
concernent l’insuffisance et l’inadaptation des moyens plus sensibles encore que dans les sciences naturelles,
la méconnaissance des besoins en recherches SHS de la société, l’ignorance de la spécificité des
SHS, la faiblesse des évaluations des institutions et l’insuffisante mobilité des personnels.
1 - Une insuffisance des moyens de recherche
Les SHS se plaignent d’être moins bien dotées en personnel que les autres domaines de recherche.
L’importance des personnels qui se consacrent à plein temps à la recherche en SHS a tendance à
régresser, même si les postes d’enseignants chercheurs ont, dans la dernière décennie, augmenté plus
rapidement que dans les autres domaines scientifiques. La production coopérative d’indicateurs
(OST, Oct. 2003, p. 50) chiffrait, au 31/12/2002, les effectifs totaux de titulaires de l’enseignement
supérieur à 49 450 personnes, dont 7 694 en Sciences sociales et 11 254, en Sciences humaines. Elle
dénombrait également 17 031 directeurs et chargés de recherche dans les neuf EPST 3.
Au-delà de l’insuffisance dénoncée des personnels, c’est l’imperfection de l’information qui est
dommageable à la recherche SHS. Cette information statistique annuelle des postes ouverts et du
nombre de doctorats décernés discipline par discipline permettant l’accès à ces postes n’existe pas
pour les SHS, comme elle l’est pour les sciences naturelles.
Certes, on connaît, depuis le début de la décennie 1990, le nombre de postes pour recrutement
ouverts annuellement par l’enseignement supérieur, le CNRS, l’INED, l’INRA, c’est-à-dire par les
principaux organismes qui recrutent des enseignants-chercheurs et des chercheurs en SHS. Mais tous
ces organismes et notamment l’enseignement supérieur engagent sur contrat ou simple vacation un
nombre indéterminé de personnes souvent en situation sociale difficile.
Nous ne connaissons pas davantage le nombre des docteurs remplissant les conditions de recrutement.
Les fichiers de thèses traités par la MSU (Mission scientifique universitaire), devenue
MSTP, ne ventilent pas les thèses MSH par discipline. Le nombre de docteurs, candidats potentiels
aux postes ouverts, n’est donc pas connu par discipline de SHS. Seules, les candidatures au
CNRS sont, elles, répertoriées, selon la même nomenclature, celle des sections, que celle des
postes ouverts au CNRS.
L’ignorance de l’importance exacte de l’écart entre le nombre de candidats docteurs en SHS et
celle des postes ouverts en SHS dans l’enseignement supérieur a des conséquences regrettables.
Bien que les postes ouverts aient augmenté sensiblement dans les dernières décennies, le
nombre de doctorants et de docteurs en SHS a augmenté, semble-t-il, davantage. La discontinuité
de ces ouvertures de postes d’une année sur l’autre, qui est fonction des politiques budgétaires
plus que des besoins éducatifs, aggrave encore cette conséquence. Cet écart croissant
est source de mécontentement, alors même que les besoins d’enseignants seraient satisfaits par
l’emploi de hors-statut 4.
L’importance des moyens nécessaires à la recherche proprement dite, tant en personnel qu’en matériel
et en équipement, ne peut d’ailleurs être estimée qu’en fonction non des recherches que les SHS effectuent
mais de celles qu’elles devraient assurer et qui ne le sont pas.
2 - Des recherches sur nos sociétés trop souvent négligées
Des recherches pourtant indispensables pour défendre un patrimoine culturel et pour éclairer les
politiques nationales et internationales d’une nation sont aujourd’hui négligées.
Une nation se doit de protéger et de faire fructifier son patrimoine culturel qui risque de s’éroder
avec le temps. En France, des travaux comme ceux des «écoles françaises» de Rome, d’Athènes et
du Caire devraient être davantage soutenus. Or, on constate une tendance au recul des enseignements
sur le passé et sur les langues anciennes, entre autres le latin et le grec, qui conditionnent les
progrès de disciplines comme l’archéologie. Notre rayonnement dans le monde en dépend spécialement
dans les pays de fouilles.
Par ailleurs, dans une démocratie, la complexité des relations sociales et économiques suppose que les
décisions des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires soient éclairées par des recherches sur ces relations.
En France, le vote de la loi sur la laïcité a mis en relief l’importance des connaissances en SHS.
Or, la connaissance des phénomènes sociaux n’a pas assez progressé en France dans les dernières décennies.
Trop peu d’observations régulières sont entreprises sur les opinions, les valeurs, les déviances de la
société française sauf à des fins électorales.
Une nation doit, enfin, avoir bonne connaissance des sociétés étrangères pour guider ses négociations
internationales et plus largement sa politique 5. Or, une faiblesse notable de la
recherche française concerne l’étude des pays en développement si nombreux dans notre zone
d’influence. Des programmes prioritaires devraient concerner trois thèmes particulièrement
délaissés, mondialisation et pauvreté, réforme des services publics au service des pauvres, affectation
et efficacité de l’aide. L’État français devrait aussi renforcer ses moyens d’intervention
dans les 20 «Centres de recherche français à l’étranger» implantés dans les pays en développement
dont la vocation essentielle est de mener des recherches dans le domaine des SHS. De
façon générale, il est aussi regrettable que notre recherche française en SHS participe peu aux
diverses procédures et réseaux de recherche organisés par Bruxelles 6 et par des organisations
internationales. Mais elle souffre d’obstacles administratifs au détachement de chercheurs à
l’étranger et d’un manque de visibilité internationale en raison notamment de son faible usage
de la langue anglaise dans ses publications.
Le champ des recherches des SHS est aussi limité par leur faible interdisciplinarité entre sociologie,
droit, économie et philosophie et surtout avec les sciences dures dont elles devraient
aider à définir les priorités en fonction de leurs conséquences humaines et sociales. Les débats
actuels sur l’atome, les OGM, les engrais le montrent à l’évidence. Alors que les sciences et les
techniques ont un impact social croissant, les chercheurs SHS pratiquent trop peu cette interdisciplinarité
en raison de leur difficulté à aborder les logiques scientifiques contemporaines
qui se complexifient. Cette exigence d’interdisciplinarité devrait conduire à une réforme des
universités et des organismes de recherche français qui cloisonnent trop souvent les disciplines.
3 - Un manque de reconnaissance de la spécificité de la recherche SHS
Les milieux de la recherche en France ont une certaine responsabilité dans le manque de moyens
dont les SHS disposent et la méconnaissance de l’étendue de leur champ de recherche. Certains 7 évoquent
même une certaine hostilité aux SHS de ces milieux dominés par des scientifiques de sciences
dures et souhaitent voir donner une plus large autonomie aux organismes chargés de gérer ces SHS,
ou même créer un CNRS sciences humaines, qui quitterait le CNRS multidisciplinaire tel qu’il existe
aujourd’hui.
Certes, il serait bon que nos disciplines disposent d’instances propres pour définir la stratégie de la
recherche dans les SHS. Mais, dans la gestion courante des crédits, les SHS ont plus souvent reçu l’appui
que rencontré l’hostilité de chercheurs de sciences dures. Les SHS auraient plus à perdre qu’à
gagner à sortir des grands organismes multidisciplinaires comme le CNRS et à s’isoler dans des institutions
propres moins puissantes que l’actuel CNRS dans lequel l’interdisciplinarité les protège et enrichit
aussi leurs recherches. Ce qui nuit à nos disciplines est moins une hostilité des scientifiques de
sciences dures qu’une incompréhension assez répondue de la spécificité de la recherche SHS.
Cette spécificité de la recherche SHS se manifeste par divers traits. D’abord par son objet qui, au delà
de l’analyse de faits, s’étend à la recherche de valeurs et de fins. Cette recherche fait davantage appel à
l’intuition que la recherche en sciences dures. En conséquence, la recherche individuelle y est plus
importante que dans ces dernières. L’importance de la recherche individuelle dans les SHS a conduit
trop souvent les administrations de la recherche, à penser que, contrairement aux sciences dures qui, de
toute évidence, ont besoin d’équipements collectifs lourds pour analyser la matière ou réaliser des calculs
complexes, les SHS peuvent se contenter de crayon et de papier. Ces administrations n’ont pas pris
la pleine mesure des besoins spécifiques, des moyens de travail et de formation des hommes en SHS.
4 - L’inadaptation des moyens à la recherche dans les SHS
L’archéologie, la numismatique, l’informatique documentaire où la recherche prend souvent
une forme collective, requierent de toute évidence, d’importantes «structures d’appui». Mais le
besoin d’équipements spécifiques est souvent ignoré là où les recherches sont principalement
oeuvre individuelle. Pourtant, ces chercheurs doivent disposer d’outils d’analyse, de calcul, de
classement, de communication et surtout de documentation, de plus en plus performants.
D’ailleurs, ont été créées, mais en trop petit nombre et tardivement, des Maisons des sciences
de l’homme et des laboratoires universitaires qui se révèlent indispensables pour assurer une
gestion rationnelle de moyens de recherche trop importants pour n’être mis à la disposition que
d’un seul ou d’un tout petit nombre de chercheurs. Certes, il faut veiller à ce que la liberté de
la recherche individuelle y soit pleinement respectée et que, sous prétexte de bonne gestion
administrative, ces structures d’appui ne dominent pas, en les stérilisant, la créativité des chercheurs
individuels.
Les bibliothèques universitaires et les centres d’archives sont aussi de ces véritables laboratoires
essentiels aux sciences humaines. Les unes et les autres sont particulièrement insuffisants en
France 8.
L’ignorance de la spécificité des SHS conduit aussi à certaines inadaptations de la formation. Les
réformes du système universitaire après 1968 ont conduit à uniformiser la durée des diplômes
et des thèses des chercheurs des diverses disciplines sans considération de leurs caractères propres.
On tend à revenir aujourd’hui sur ces excès, notamment sur la limite de quatre ans imposée un
temps pour la réalisation d’une thèse de lettres.
Une autre tendance, inspirée par l’évolution des disciplines dures, a conduit à diviser les disciplines traditionnelles
de sciences humaines en sous-disciplines sensées correspondre à de nouvelles méthodologies
de recherche. Mais ces divisions n’ont souvent pas correspondu à des logiques scientifiques propres
mais à l’application de logiques connues à des objets particuliers de recherche, l’éducation, la santé,
l’énergie. Ces divisions ont affaibli la défense des SHS en saupoudrant les moyens entre des sous-disciplines
qui masquent l’importance de certaines logiques de base, comme le droit, communes à ces
recherches. La suppression de la section juridique, malgré le besoin croissant d’analyses juridiques dans
la société contemporaine, au CNRS en témoigne.
5 - Une évaluation insuffisante des institutions
La France, contrairement à ses voisins, évalue mal les institutions qui font de la recherche, enseignements
supérieurs, EPST, établissements privés, administrations. En Grande-Bretagne, la réforme
récente initiée par le gouvernement Blair a attiré l’attention sur l’importance de la «gouvernance
des universités». En Allemagne, cette question est également à l’ordre du jour. Elle est au centre de
l’activité de l’Assemblée européenne des universités, ex-Conférence des recteurs, basée à Genève, qui
propose aux institutions d’enseignement et de recherche, contre rémunération, d’effectuer des évaluations
suivant le schéma classique d’une phase d’auto-évaluation suivie de débats conduisant à des
propositions de réforme. De nombreuses institutions européennes y ont recours.
En France, un Comité national d’évaluation des établissements publics à caractère scientifique, culturel
et professionnel, le CNE, (loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 sur l’enseignement supérieur), qualifié
d’Autorité administrative indépendante, a introduit une évaluation de ces établissements. La procédure
comprend une première phase d’évaluation suivie de débats avec les personnels et de recommandations
des experts. Certes, notamment dans de petites structures, cette procédure s’est révélée utile. Mais,
après 20 ans d’expérience, il semble que les travaux aient contribué insuffisamment à la connaissance de
la plupart des établissements d’enseignement et moins encore à des réformes. Pour ce qui concerne la
recherche, un Conseil national d’évaluation de la recherche (CNER) fut chargé, en 1989, de l’évaluation
périodique et systématique des opérateurs financés sur le budget civil de la recherche et du développement.
La Cour de comptes, dans son rapport 2003, note (p. 178) que, faute d’une quantification
des objectifs et d’un examen périodique des résultats au moyen d’indicateurs, le Ministère de la
recherche a eu des difficultés à en tirer parti. Une observation des procédures d’évaluation employées
dans d’autres établissements publics comme les hôpitaux 9 où elles sont aussi délicates que dans la
recherche, montre qu’elles ont été plus efficaces dans l’évaluation et les réformes internes aux établissements
hospitaliers que celles pratiquées dans les établissements publics à caractère scientifique.
À l’étranger, l’évaluation institutionnelle se renforce tant aux États-Unis qu’en Europe. La faiblesse
relative de la nôtre dans le contexte européen, nuit au rayonnement de notre recherche.
L’absence d’un processus continu d’amélioration de leurs structures, comme les conseils scientifiques
et les écoles doctorales, du recrutement et de la mobilité des personnels, réduit leur compétitivité.
La participation plus active de notre recherche à des réseaux européens dépendra aussi
de l’adoption de nouvelles procédures d’évaluation. L’évaluation, confiée souvent à l’étranger à une
association ou à une fondation reconnue d’utilité publique, donne plus de crédibilité aux yeux de
l’opinion internationale. Une fondation avait été prévue par la loi n°2002-282 «portant création
d’une fondation pour les études comparatives». Mais les décrets d’application n’ont jamais été mis en
œuvre. La Fondation est d’ailleurs la formule adoptée, non seulement aux Etats-Unis, mais dans
d’autres pays européens. Nos voisins y ont recours pour effectuer des évaluations. Une «Association
européenne des fondations de recherche» créée par l’Union européenne effectue des évaluations et
finance des thèmes de recherches jugés prioritaires.
Le cadre de l’Institut de France apparaît tout désigné pour être, en France, le support d’un tel système
d’évaluation institutionnelle 10. Il pourrait être demandé aux académies de désigner certains
de leurs membres pour prendre en charge, par roulement, l’évaluation institutionnelle et la prospective.
Ce rôle confié aux académies serait conforme à leur vocation première de «perfectionner
les arts et les sciences» (Loi du 3 brumaire an IV). Cette fondation pourrait aussi financer des
recherches prioritaires. Naturellement, pour assumer cette nouvelle mission, des moyens importants,
comme ceux accordés actuellement aux autorités d’évaluation, devraient lui être transférés.
Il serait vain d’attendre des progrès de notre recherche si les établissements à caractère scientifique,
culturel et professionnel n’étaient pas soumis en permanence à un processus d’évaluation
et d’amélioration institutionnelle de leurs structures et de leur management.
6 - Une insuffisante mobilité des personnels
La plupart des chercheurs insérés dans des structures de recherche publique bénéficient d’un statut
proche de celui de la fonction publique. L’objectif des réformes passées qui ont conduit à la généralisation
de ce statut était de conforter leur emploi pour faciliter leur mobilité. Il semble que cet objectif
n’ait pas été atteint par la généralisation du statut.
Pour améliorer la mobilité, il paraît souhaitable d’associer davantage enseignement et recherche.
Faute d’une réforme de l’ensemble formé par les universités et les institutions de recherche, on
devrait, comme dans le passé, obliger chaque chercheur à assurer un enseignement. Le passage de
jeunes chercheurs dans les corps d’enseignants-chercheurs comme maîtres de conférence et professeurs
devrait être facilité par l’ouverture de nouveaux postes dans les universités. Pour accélérer la
mobilité vers le secteur productif, il faudrait augmenter sensiblement le nombre de contrats à durée
limitée au profit de jeunes chercheurs opérant cette mobilité.
D’autres mesures devraient faciliter la mobilité de l’enseignement ou du secteur productif vers la
recherche. Des contrats de recherche en plus grand nombre qu’aujourd’hui devraient être ouverts à
des membres de l’enseignement ou à des chercheurs du secteur privé qui voudraient accélérer leurs
recherches et notamment leurs thèses ; d’autres contrats dotés de rémunérations plus élevées qu’aujourd’hui
devraient attirer des chercheurs étrangers de haut niveau en France.
Enfin, il importe de faciliter le travail de recherche en SHS à des personnes qui, étudiants, professionnels,
retraités, font preuve de réelles capacités mais ne peuvent disposer de moyens de travail. Un
processus de reconnaissance leur ouvrant des moyens de travail tels que l’usage des maisons des
sciences de l’homme, leur faciliterait l’aboutissement des travaux qui enrichiraient le volume des
recherches et leurs chances de bénéficier du statut de chercheur.
La mobilité serait enfin facilitée par l’ouverture des jurys de recrutement et de promotion à des personnalités
françaises et surtout étrangères qui n’appartiendraient pas aux institutions qui recrutent. Or, par
exemple au CNRS, les instances d’évaluation des chercheurs sont en majorité composées d’élus. Cette
pratique tend à privilégier les chercheurs qui poursuivent des recherches déjà engagées dans l’institution
et les découragent de s’orienter vers d’autres institutions ou d’autres champs de recherche peut-être plus
prometteurs mais moins valorisés par l’institution dans laquelle ils sont ou souhaitent se trouver.
Conclusion
La crise que traverse la recherche française en SHS appelle des innovations. Elles devraient
accompagner l’augmentation du nombre de postes et des crédits nécessaires pour réaliser des
recherches en SHS indispensables pour guider les politiques de développement de nos sociétés.
Pierre Bauchet
Professeur émérite à Paris I
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