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Les visites passées en Poitou-Carentes

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    Visite de Melle

    Pour cette sortie à Melle, petite ville des Deux-Sèvres, le printemps était bien là en ce 19 Mai 2011. Notre journée, organisée par Henri Garem, commença par la visite audio-guidée de la ville ancienne ; un itinéraire piétonnier nous permit de découvrir les curiosités architecturales, de l'art médiéval au style Art déco. Nous avons admiré, en particulier, les trois églises romanes classées des 11e et 12e siècles, dont Saint-Hilaire, inscrite par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité. Le repas de midi pris en commun dans un restaurant de la ville nous a redonné les forces physiques et intellectuelles nécessaires pour visiter, l'après-midi, les mines d'argent des rois francs : les plus anciennes mines visitables en Europe exploitées du 7e au 10e siècles. Nous avons apprécié les commentaires d'un chercheur du CNRS qui a fait revivre la mine au cours d'un parcours de 350 mètres de galeries creusées dans un calcaire minéralisé en galène argentière, nom du principal minerai contenant le métal précieux. Des informations concernant la technique d'abattage au feu pour exploiter le minerai nous ont permis d'apprécier la maîtrise des différentes opérations métallurgiques pour obtenir le plomb et l'argent. Une plate-forme d'archéologie expérimentale des arts du feu compléta la visite. Rappelons, enfin, que c'est sous le règne de Charlemagne qu'un atelier monétaire était installé à Melle : le métal argent extrait de la galène était directement transformé en monnaie (denier ou obole).


    Visite d'une truffière

    Les distractions sont en général rares pendant les mois d’hiver, mais celle qui nous fut proposée le 15 janvier 2011, par Jean-Paul Emery, était originale puisqu’il s’agissait de la visite d’une truffière située sur la commune de Smarves, proche de Poitiers. Dans le Poitou, la production hivernale concerne essentiellement la truffe noire ou truffe du Périgord (Tuber melanosporum) qui est l’espèce de référence et la truffe brumale ou musquée (Tuber brumale) plus petite et moins suave que la mélano. La plantation visitée comportait une centaine de pieds de dix-sept ans d’âge et présentait plusieurs essences:chênes verts, noisetiers communs et charmes. Certains arbres signalaient la présence éventuelle de la mélano par l’existence d’une zone sans végétation ou à végétation réduite, appelée brûlé ou rond de sorcière.

    Le cavage fut opéré par la propriétaire avec l’aide de sa chienne de race border-collie. Notons au passage qu’il s’agit du seul animal de la Vienne qui participe aux concours de chiens truffiers à l’échelle nationale -où les épreuves consistent à détecter six truffes enterrées dans un carré de 5m de côté dans un minimum de temps-. La recherche dura environ une heure et demie, la chienne «marquant» l’emplacement odorant d’un coup de patte et sa maîtresse extrayant la truffe, en général peu profonde, à l’aide d’un outil en fer approprié. Puis la chienne se déconcentra malgré les encouragements et les récompenses (des morceaux de gruyère !) de sa maîtresse. Le bilan de la récolte fut alors établi : quatorze spécimens d’un poids total de 150g environ, une fois ôtée la terre résiduelle. L’espèce la plus présente était la brumale, ce qui laisse à penser que, dans cette plantation, plusieurs arbres truffiers ont trahi la mélano au profit de la brumale, comme c’est souvent le cas avec les noisetiers ou alors si le terrain possède un pH insuffisant.

    Cette visite qui bénéficia d’un temps quasiment printanier nous permit donc de nous initier à la trufficulture locale et d’assister avec succès à une démonstration de chien truffier. Rappelons enfin que la région Poitou- Charentes se montre très active pour le développement de la trufficulture dans les 4 départements qui la composent.

    Serge Sapin

  • Au mois de juin dernier nous avons dirigé nos pas vers Rochefort en Charente-Maritime, ville-arsenal créée par Colbert dès 1666 sur ordre de Louis XIV qui voulait se doter d’une marine. Nous espérions en ce mois de juin 2010 une belle journée de printemps tel ne fut pas le cas et pourtant cette météo capricieuse n’a pas altéré le plaisir de cette visite à Rochefort organisée par l’Office du tourisme et conduite par un guide talentueux.

    Ce fut d’abord la visite du musée de la Marine : nous avons admiré bateaux et maquettes de bateaux et écouté avec attention les explications de notre guide. Une courte déambulation dans les rues de la ville nous conduisit jusqu’à la maison de Pierre Loti (l’écrivain) ou Jules Viaud (l’officier de marine) : le dépaysement est total, de l’ambiance charentaise du 19e siècle à l’ambiance orientale. Descriptions des différentes pièces de la maison, anecdotes concernant l’académicien, l’écrivain, le marin ont émaillé l’évocation de ce personnage complexe et fantasque. Le repas servi dans le restaurant de la corderie royale nous a permis de refaire nos forces pour un après-midi chargé : visite du chantier de l’Hermione, cette frégate construite à l’identique de celle utilisée par Lafayette pour rejoindre la Louisiane. Cette construction commencée il y a une dizaine d’années devrait être achevée d’ici 1 à 2 ans. Rochefort et La Rochelle se disputent déjà l’Hermione pour en faire un musée au retour de son périple en mer. Longeant la Corderie royale nous sommes arrivés à l’ancienne Ecole militaire de médecine. Notre guide a su faire revivre cette institution en nous présentant les personnes qui ont comptées pour son développement. Ce sont aussi des collections anatomiques nombreuses et bien conservées. Nous avons été impressionnés par une bibliothèque où l’on trouve des ouvrages prestigieux très appréciés des chercheurs.

    Nous prenons congé de notre guide le félicitant pour sa brillante prestation et nous regagnons nos voitures traversant l’esplanade où se tiennent les festivités des arts de la rue.

    Rochefort sur Mer ou plutôt Rochefort sur Charente nous a ravis : ville très agréable, sites variés, ce fut une sortie réussie.

    Voici pour le côté positif de nos activités, hélas une ombre, et pas la moindre, concerne la fermeture de l’antenne poitevine du CNRS nous privant ainsi de tout support logistique et de point de chute pour nos réunions et actuellement aucune évolution de la situation, c’est le grand silence que ce soit du côté de la Délégation à Orléans, de la Présidence de l’université et même de l’Association des amis du CNRS.

    Gilles Courtois

  • Après notre première sortie en direction d’un domaine viticole du Haut Poitou au Château de la Roche (aperçu sur le domaine, visite des installations de vinification et escale au manoir de Lavauguyot pour une dégustation des meilleurs crus du domaine), nous nous sommes dirigés vers la forêt de Chizé pour une visite du Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CEBC) le 15 septembre 2009.

    Ce laboratoire propre du CNRS est spécialisé dans l’étude en écologie des animaux sauvages dans leur milieu naturel. Cette caractéristique d’étude explique, en partie, la localisation du laboratoire en milieu boisé, à l’écart de zones habitées denses. Les thématiques du CEBC s’inscrivent dans le cadre général du développement durable. La collecte d’informations concernant les mammifères et les reptiles permet la constitution de banques de données mises à disposition des chercheurs.

    Le personnel du centre dirigé par Vincent Bretagnolle est constitué d’une dizaine de chercheurs et d’une soixantaine d’ingénieurs, techniciens et étudiants.

    Après une présentation générale du laboratoire par Sylvie Houte, nous avons pu, grâce aux présentations et aux échanges avec les chercheurs, en apprendre un peu plus sur les manchots, sur l’outarde canepetière et sur l’exceptionnelle longévité des albatros. Les études sur les manchots et les albatros nécessitent des campagnes en terres australes : îles Kerguelen, île Crozet, Terre Adélie. Les chercheurs nous en parlent avec enthousiasme et nous font rêver à ces contrées lointaines.

    Les explications, bien que très techniques, fournies par le responsable des analyses biologiques nous ont permis d’apprécier la complexité et la finesse des études réalisées. Nous avons visité ensuite le service commun (atelier bois et métal, dépannages variés), indispensable au bon fonctionnement du laboratoire.

    Après ces moments d’intense concentration, le repas au restaurant du centre fut un grand moment de réconfort : nous étions prêts pour la deuxième partie de notre visite. Celle-ci fut consacrée d’abord aux serpents. Nous sommes « accueillis » par « Jack », couleuvre californienne (mascotte du vivarium), puis on nous présente une couleuvre verte et jaune et quelques vipères que l’on peut rencontrer dans nos régions. Le clou du spectacle c’est le cobra ou serpent à sonnette qui porte bien son surnom, nous avons pu le constater : lorsqu’il est « provoqué » par notre accompagnateur, il devient très agressif et nous gratifie de ce bruit caractéristique. Ces animaux ne sont en général pas très appréciés dans leur milieu naturel… mais là, grâce au talent de notre guide, ils seraient devenus presque sympathiques!

    Nous avons ensuite quitté le centre sous la conduite de M. Forestier à destination de « Zoodyssée », parc animalier tout proche. Nous avons pu découvrir bon nombre d’animaux, malheureusement la pluie est arrivée et nous avons dû écourter notre parcours.

    Cette journée fut une réussite, nous remercions chaleureusement tous les intervenants et plus particulièrement Mme Houte et M. Forestier.

Gilles Courtois






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