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Les conférences passées
Les conférences sont présentées par région, dans l'ordre antichronologique.
Alsace
- 1er au 18 avril 2009 : Opération Grand Public : les nanomondes.
Expositions, ateliers, conférences, rencontres avec les chercheurs...
Cette opération, organisée par la délégation Alsace du CNRS en partenariat avec l'Illiade et la Médiathèque Sud (Illkirch-Graffenstaden), aura lieu du 1er au 18 avril et permettra de mieux appréhender les différents domaines de recherche et d'application des nanosciences et des nanotechnologies, les techniques de miniaturisation électronique, les nouveaux microscopes ou encore les nanotubes de carbone aux propriétés exceptionnelles.
affiche générale
En particulier : deux conférences :
La révolution des nanosciences et nanotechnologies
Mardi 7 avril à 20h00, à l’Illiade - Petite Salle
Les nanosciences et nanotechnologies devraient révolutionner notre quotidien. Elles transformeront notre alimentation, la médecine, la construction, le sport, l’informatique… Parce qu’elles sont invisibles à l’oeil nu, les nano sont mal connues. Faisons le point !
par Marc Drillon, directeur de recherche CNRS, président du Pôle matériaux et nanosciences Alsace, Cécilia Ménard-Moyon, chargée de recherche CNRS, Jean-Pierre Sauvage, directeur de recherche CNRS, académicien des sciences.
Société nano : des promesses aux périls…
Jeudi 16 avril à 20h00, à l’Illiade - Petite Salle
Les nanosciences et nanotechnologies nous promettent une société de bien-être, révolutionnant la médecine, la protection de l’environnement, l’informatique et les communications...
Mais que connaissons-nous des risques sur notre santé ? Quels impacts auront ces nanoparticules sur notre environnement ? Comment ces sciences vont-elles transformer notre société ? Et si la réalité ne correspondait pas au conte de fée annoncé ? Saurons-nous répondre de nos choix ?
par Alain Lombard, expert toxicologue à Allotoxconsulting, ancien coordinateur des activités toxicologiques dans une société chimique, et Jean-Claude André, directeur de recherche CNRS, conseiller scientifique - Institut des sciences et technologies de l’information et de l’ingénierie du CNRS.
programme
- Le 4 juin 2008 à la délégation CNRS, Strasbourg-Cronenbourg : "Demain, la Physique", par Edouard BREZIN
L’événement récent a été la venue à Strasbourg du
Professeur Edouard Brézin, membre de l’Institut,
ancien Président du CNRS et actuel Président de la
Fondation Nationale Alfred Kastler (FnAK).
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- Conférence sur «l’eau au XXIe siècle» à Schirmeck, le
13 mars 2007, dans le cadre de l’Université du
temps libre de Strasbourg.
- 5 décembre 2006 : conférence à
Strasbourg par M. Georges Dobias sur le thème du
transport de marchandises dangereuses et des
risques associés, quelques membres de notre association s’étaient
inscrits. M. Dobias qui préside le Comité transport
au CNISF (Conseil national des ingénieurs et scientifiques
de France) répondait à notre invitation dans le
cadre du SPPPI et de l’ARISAL (Association régionale
des ingénieurs et scientifiques d’Alsace), Union
régionale du CNISF présidée par Mme Marie-
Christine Creton, directrice de l’INSA de Strasbourg.
- Décembre 2005 - mars 2006 : le cycle "Déclinaisons SPPPI" est accessible à l'ensemble des adhérents qui souhaitent s'informer en matière de santé, d'environnement
et de développement, voire se former à une culture (scientifique et
citoyenne) du risque en tant que riverains d'un site industriel et
d'innovation technologique.
Voir le programme 
Aquitaine :
évocation de la dune du pilat - P.Pingand
- Mercredi 4 mai 2011 à 21h, cinéma Gérard Philipe à Gujan Mestras :
« Et si on fertilisait tout l’Océan Austral ? »
conférence de Nicolas SAVOYE, Physicien adjoint du CNAP-SCOA, Observatoire Aquitain des Sciences de l’Univers, UMR 5805 EPOC, Université Bordeaux 1, Station Marine d’Arcachon.
Résumé : L'océan Austral est une zone « clef » dans la régulation du climat de la Terre car il pompe du dioxyde de carbone (CO2 ) atmosphérique. Fertiliser l'Océan Austral en fer permettrait-il de se débarrasser du CO2 et par là-même de l’effet de serre « galopant » ? … Dans l'Océan Austral, le développement du phytoplancton (qui pompe du CO2) est limité par le fer, indispensable mais peu présent. Au milieu des années 1980 a germé l’idée que la fertilisation en fer de cet océan pourrait être une solution. Ainsi entre 1999 et 2005, les scientifiques ont réalisé sept expériences de fertilisation artificielle et localisées … Avec des résultats fructueux !!! Alors bientôt la fertilisation en fer de l'ensemble de l'Océan Austral pour en finir avec les perturbations du climat ? Parlons-en !
- Mercredi 9 février 2011 à 21h, cinéma Gérard Philipe à Gujan Mestras :
« Mais qui est-donc vraiment Néandertal ? »
conférence de Célimène MUSSINI, Doctorante, Laboratoire d’Anthropologie, UMR 5199 PACEA-LAPP, Université Bordeaux 1.
Résumé : « Mais qui est-donc vraiment Neandertal ? Parmi les Hommes disparus, ce proche cousin est celui que nous connaissons le mieux, tant anatomiquement que culturellement. Pourtant, de nombreux mystères persistent concernant ses capacités cognitives, sa soudaine disparition mais aussi nos possibles liens de parenté. Grâce aux nouvelles découvertes, les chercheurs continuent d’avancer dans la connaissance de cette population énigmatique ».
Mercredi 20 octobre à 14H30, Amphithéâtre du Centre de Recherche Paul Pascal, à Pessac, et
Mercredi 20 octobre à 21H00, cinéma Gérard Philipe à Gujan Mestras : "Vivre et travailler dans l’espace", Conférence du spationaute Jean-François Clervoy
Cette conférence vous fera découvrir les caractéristiques du voyage spatial : la puissance phénoménale des moteurs au décollage, l’impesanteur, le ciel noir en plein jour, la beauté et la puissance de la Terre.
Elle répondra aussi aux questions sur le travail dans un véhicule spatial très complexe : l’esprit d’équipe, les opérations robotiques, les sorties dans l’espace, la gestion des pannes, le risque.
L’espace est un domaine d’excellence qui, par ses défis, force le savoir humain à se surpasser. Son exploration nécessite l’engagement des meilleurs ingénieurs et scientifiques.
L’organisation de la vie à bord sera aussi présentée : du camping en impesanteur, dormir, manger, se laver, se détendre et gérer des centaines d’objets chaque jour.
Le futur proche et plus lointain sera aussi abordé sans oublier de rappeler que notre planète est elle-même un véritable vaisseau spatial en soi que l’homme se doit de bien gérer pour qu’elle puisse le transporter très loin.
- Mercredi 28 avril 2010 à 14H30, Amphithéâtre du Centre de Recherche Paul Pascal, à Pessac, et
Mercredi 7 avril 2010, cinéma Gérard Philipe à Gujan Mestras, à 21H : "A la découverte du nanomonde et applications aux nanotechnologies", par Claude Pascal, Président du CREATI Aquitaine, ancien Assistant à la Direction pour l’innovation et la valorisation au CEA-CESTA
Résumé :
Un monde nouveau est en train de naître, c'est le nanomonde : le monde des nanosciences et des nanotechnologies. Il recouvre déjà un éventail d'applications impressionnantes : la médecine avec de nouvelles thérapies, l'habillement avec des vêtements plus performants, la communication et l'informatique avec des progrès pertinents, ou l'arrivée dans notre vie de tous les jours de produits venant de nombreux domaines… et sans oublier les questions d'éthique que posent l'arrivée de ces nouvelles technologies
Conférence grand public, ouverte à tous.
 cliquer pour voir en grand
- Lundi 29 mars 2010, auditorium de l'ISTAB, à Pessac, à 10H : "La gastronomie moléculaire : questions de méthodes scientifiques, et quelques résultats récents." (conférence avec expériences), par Hervé This, Groupe de Gastronomie Moléculaire, Laboratoire de Chimie, AgroParisTech
Résumé :
Une ambition de la science est de « soulever un coin du grand voile », mais… est-ce vrai ? L’introduction de notions, concepts, visions du monde n’est-elle pas plutôt une « invention » ? La gastronomie moléculaire, science qui explore les mécanismes des transformations culinaires, est également un lieu privilégié pour explorer les relations de la science et de la technologie. A son actif récent, des études de résonance magnétique nucléaire qui permettent enfin d’envisager rapidement des explorations de l’effet de matrice. La cuisine, dans tout cela ? Elle est à la base des explorations, et on peut y revenir –si l’on a envie- par de la technologie culinaire, laquelle a contribué à créer la « cuisine moléculaire ». Celle-ci étant bien engagée, il est temps de passer à la suite : la « cuisine note à note »
Conférence grand public, ouverte à tous. Voir le plan du Campus de Pessac
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- Mercredi 10 mars 2010, cinéma Gérard Philipe à Gujan Mestras, à 21H : "Les icebergs bleus de Patagonie & Cap Horn et le changement climatique", par Pham Van Huong, Directeur de recherche
 cliquer sur les vignettes pour voir en grand
Conférence grand public, ouverte à tous.
- Mercredi 3 Mars 2010 à 14h30, Amphithéâtre du Centre de Recherche Paul Pascal, à Pessac : "Vietnam carrefour des civilisations" par Pham Van Huong, Directeur de Recherche
Le Vietnam n’est pas seulement le lieu de condensation des deux civilisations millénaires Indienne et Chinoise, mais aussi le terrain d’échange des cultures d’Occident et d’Orient. Hors des sentiers battus touristiques et médiatiques, P. V. Huong nous invite à découvrir en profondeur ces divers courants qui nous permettraient de mieux comprendre ce peuple ouvert et laborieux, et peut être d’aimer plus ce pays.
 cliquer pour voir en grand
- Mercredi 2 décembre 2009, amphithéâtre du Centre de Recherche Paul Pascal à Pessac, à 10H30 : "La mission Mars Express (partie 2) : Planétologie, l’Europe cherche et trouve", par Michel DENIS, Directeur des opérations de la mission Mars Express, et Olivier Witasse, de l'Agence Spatiale Européenne (ESA).
Résumé :
Les caméras, les instruments scientifiques, les méthodes d’analyse avec un laboratoire spatial (presque) automatique. Les cibles géographiques et géologiques en surface, les composants de l’atmosphère, les campagnes d’observation. Les résultats obtenus à ce jour, la logique de l’exploration avec « Mars Express » ; les avancées pour l’Europe et au niveau international. Les perspectives de la planétologie comparée et les enseignements possibles pour notre propre planète.
Cette conférence s'intègre dans le cycle des "conférences du jeudi" du CRPP. Elle est ouverte au public.
Mercredi 2 décembre 2009, cinéma Gérard Philipe à Gujan Mestras, à 21H : "La mission Mars Express (partie 2) : L’eau, le vent, la vie ?", par Michel DENIS, Directeur des opérations de la mission Mars Express, et Olivier Witasse, de l'Agence Spatiale Européenne (ESA).
Résumé :
Le voyageur venu de la Terre n’en finirait pas de s’extasier devant ses falaises de plusieurs kilomètres de haut, façonnées par des chutes d’eau et des glaciers : devant ses cratères de toutes tailles, qui abritent parfois des neiges éternelles, ses dunes en croissant, ses deux lunes bosselées, et ses bassins fluviaux, pareils aux lits asséchés des rivières terrestres.
Les hommes mettront peut-être le pied sur Mars dans la seconde moitié de ce siècle. Depuis plusieurs années déjà, des vaisseaux automatiques nous donnent des images grandioses, à l’aide de la caméra stéréo couleur de la sonde Mars Express de l’ESA. La planète Mars abrite le plus grand canyon et le plus grand volcan du Système Solaire. La découverte du méthane dans l’atmosphère martienne par Mars Express a relancé le débat sur la présence du méthane...
Mais où est l’eau ?
Nos conférenciers ferons le point sur l’état des connaissances, et pourquoi pas l’apparition de la vie sur la planète rouge ?
Conférence grand public, ouverte à tous.
Mercredi 4 novembre 2009
Cinéma Gérard Philipe à Gujan Mestras, à 21H :
L’histoire du massif dunaire du Pays de Buch et du Bassin d’Arcachon ou l’origine de nos grains de sable, à l'occasion des 200 ans de la mort de Nicolas Brémontier.
Il appliqua, parmi les premiers en France, le moyen de fixer les dunes de sables mouvants qui envahissaient le pays situé sur le golfe de Gascogne, entre la Gironde et l'Adour : les Landes de Gascogne (1786) par des plantations de pins maritimes, suite aux travaux des Captaux de Buch commencés au sud du bassin d'Arcachon, et aux études du baron Charlevoix de Villiers.
Le conférencier M. Didier COQUILLAS est déjà connu localement, et très apprécié, suite à de remarquables exposés régionaux.
Conférence grand public, ouverte à tous.
- Vendredi 23 Octobre 2009 à 20 heures
Conférence : "Moeurs & coutumes du Vietnam profond", par P.V. Huong, Directeur de Recherche RC.
voir l'affiche
Espace Villepreux, SAINT AUBIN DU MEDOC, près Bordeaux. Conférence grand public, ouverte à tous.
- Mercredi 27 Mai 2009, amphithéâtre du Centre de Recherche Paul Pascal à Pessac, à 14H30 : "La Mission Mars Express (partie 1) : Voyages interplanétaires, l’Europe dans la course", par Michel DENIS, Directeur des opérations de la mission Mars Express (ESA).
Cette conférence s'intègre dans le cycle des "conférences du jeudi" du CRPP. Elle est ouverte au public.
- Mercredi 27 Mai 2009, cinéma Gérard Philipe à Gujan Mestras, à 21H : "La mission Mars Express (partie 1) : Les terriens en voyage", par Michel DENIS, Directeur des opérations de la mission Mars Express (ESA).
Abstract :
Le voyage, la technique, les progrès depuis 50 ans. Notre propre vaisseau Mars Express (et les sondes apparentées dans notre flotte), comment on se rend d'une planète à une autre, les surprises du voyage, la dynamique de vol, la coopération internationale, problématiques des missions futures (retour d’échantillons, mission habitées), etc.
Conférence grand public, ouverte à tous.
Lire le compte-rendu
Roland Canet
Bretagne :
- Vendredi 22 octobre 2010, 13h - 14h,
Salle des conférences du lycée Brizeux,
Rez-de-chaussée du bâtiment des classes prépas scientifiques,
8, rue de Rosmadec. (Site de l'I.U.F.M. de Quimper)
"Parfums d'atomes et atomes de parfums",
par Françoise Plénat, Directeur honoraire de recherche CNRS, Correspondante régionale de "Rayonnement du CNRS" en Languedoc-Roussillon.
Résumé :
« Atomes de parfums » : on devrait toujours prendre son temps pour
acheter un parfum : se demander d’où il vient... de quoi il est fait...
comment il est fait... qui l’a créé... pourquoi... : autant de savoirs
et de savoirs-faire qui se conjuguent pour devenir porteurs de rêve.
/J’adore – Dior/ : « trois éléments principaux : des prunes confites
avec du vin de Banyuls, un bâton de vanille ouvert en deux, un tout
petit morceau d'écorce de cannelle et un zeste de citron ; du bois
d‘amarante, un bois qui a une fabuleuse couleur violette parme et qui
dégage une odeur extraordinaire, un peu comme l'œillet, en plus boisée
mais aussi très suave ; du musc de la mûre, très chaud et velouté... »
Cette conférence, accessible à des élèves de terminale scientifique, est
ouverte au public et nous serons très heureux de vous y accueillir.
L'entrée y est gratuite.
Voir l'affiche annonçant la conférence
Ile-de-France :
- Le jeudi 28 avril 2011 à 15 heures, Jean-Patrick Connerade, Président de l’Académie Européenne des Sciences des Arts et des Lettres, Professeur émérite de physique à Imperial College, Lauréat sous son nom de poète (Chaunes) du prix Heredia de l’Académie Française, du Grand prix Victor Hugo de la Société des Poètes Français et du prix Paul Verlaine de la Maison de Poésie de Paris, présentera :
"Le Savant, le Poète et le Pouvoir"
Savoir, pouvoir et poésie sont liés depuis les débuts de l’histoire par une relation paradoxale et fondamentale, en perpétuelle évolution et en déséquilibre constant à travers les âges. La conférence retracera quelques célèbres exemples des relations complexes entre savants, poètes et dirigeants au fil des siècles. Quels enseignements pouvons-nous tirer ce cette longue tradition de disputes et de réconciliations ? Quelle sera la place du Savant dans la société de demain ? Quelles relations entretiendra-t-il avec le Poète ? En quoi est-il important au XXIème siècle que les hommes de science se posent cette double question ? Est-il possible que science et poésie se rencontrent de nouveau et que s’apaise leur relation avec le Pouvoir ?
- Le jeudi 24 mars à 15 heures, Françoise Briquel Chatonnet, Directrice de recherches au CNRS - Orient et Méditerranée UMR 8167 Mondes sémitiques, prendra la suite de M. Serge Feneuille dont la conférence était consacrée aux fouilles de Saqqarah et aux textes notés en hiéroglyphes et présentera :
"Origine et développement de l'écriture alphabétique - De l'alphabet phénicien à l'alphabet latin"
L'écriture alphabétique apparaît au 2eme millénaire avant J.-C. C'est un système totalement nouveau par rapport aux systèmes utilisés précédemment (hiéroglyphes égyptiens...). Au début du 1er millénaire, les Phéniciens transmettent ce système aux Grecs d'une part, aux Araméens de l'autre. L'alphabet grec est à l'origine de l'écriture latine que nous utilisons et de l'écriture cyrillique utilisée notamment en Russie. En revanche, c'est au rameau araméen que se rattache l'écriture arabe.
- Le lundi 13 décembre 2010
Monsieur Serge Feneuille, Membre bénévole de la Mission archéologique française de Saqqarah et de la Section française de la direction des antiquités du Soudan, présentera
"Plaisirs d’Egypte : des pyramides aux chants d’amour".
L’objet de cette conférence est de décrire l’itinéraire qui a conduit l’intervenant, après plus de quarante ans de mise en sommeil d’un enthousiasme juvénile, à rejoindre en 2002 la Mission archéologique française de Saqqarah qui depuis plus de trente ans fouille le complexe funéraire de Pépy 1er, pharaon de la VIème dynastie, mort vers 2250 avant notre ère, puis, devant la beauté des textes qui couvrent les parois des appartements funéraires de ce dernier, à tenter de restituer ceux-ci dans notre langue, et enfin, à élargir cette restitution à une anthologie de la poésie de l’Egypte ancienne.
Seront ainsi successivement abordés :
- les problématiques de recherche que soulève la fin chaotique de l’Ancien Empire égyptien vers 2150 avant notre ère,
- l’interprétation récente des Textes des Pyramides comme chronique du voyage de Pharaon qui le mène du royaume des morts, le Ciel d’en bas, jusqu’aux confins du ciel boréal où tournent pour l’éternité les étoiles impérissables,
- et enfin, sur l’exemple des « Paroles d’amour », les problèmes que pose la restitution de la poésie antique dans une langue d’aujourd’hui.
photos et compte-rendu
- Le mardi 23 novembre à 15 heures
Monsieur Alfred Schwartz présentera
"le coton africain dans la tourmente de la mondialisation".
- Le vendredi 8 octobre à 15 heures
Monsieur Benoît Noël, historien d’Art, nous associera au 500ème anniversaire de la naissance d’un artiste génial, resté méconnu, Bernard Palissy (ca 1510-1589/90)
"Un orfèvre de la terre"
La vie géniale et tumultueuse de Bernard Palissy
Issu d'une famille modeste, autodidacte, il se vantait de ne parler « ni grec, ni latin ».
En 1539, il s'établit à Saintes, se marie, fait ses célèbres recherches sur l'émail blanc, qu'il arrive à mettre au point progressivement à partir de 1545. C'est en 1546 qu'il se convertit au protestantisme. Protégé successivement par de grands personnages du royaume, il se lie avec le prêcheur Philebert Hamelin puis travaille pour le connétable disgracié Anne de Montmorency. L'édit contre les protestants signé à Écouen en 1559 par Henri II, auquel Palissy avait offert auparavant de nombreuses œuvres, le mène en prison à Saintes. Son incarcération soulève une vague de protestations. Il est alors transféré à Bordeaux, son atelier est profané. Sauvé de la prison par l'action du connétable de Montmorency, le roi donne l'ordre de lui rendre la liberté. À partir de 1566, il travaille à la réalisation d'une grotte rustique à Paris, d'abord pour le connétable, puis pour Catherine de Médicis, aux Tuileries. Protégé donc de Catherine de Médicis, il survit à la Saint-Barthélemy en se réfugiant à Sedan. Il rentre à Paris en 1574 pour donner des cours. Ses conférences portent sur les eaux et les fontaines, les métaux, contre l'alchimie, contre l'or potable, pour l'antimoine ou à propos de l'arc-en-ciel. Arrêté comme huguenot en 1586 et condamné au bannissement, il reste cependant à Paris. Arrêté à nouveau en mai 1588, il est emprisonné d'abord à la Conciergerie, puis à la Bastille où il meurt « de faim, de froid et de mauvais traitements » en 1589 ou 90.
Le fait remarquable est que Bernard Palissy n’a jamais appris le métier de céramiste. Fasciné par les faïences venues d’Italie, il s’est efforcé de découvrir seul le secret de l’émail et y est parvenu à force de patience et d’efforts multiples comme lors de cette nuit où, dans son atelier de Saintes, il brûla jusqu’à ses meubles pour que le feu de son four ne s’éteigne pas ! Il a appris de lui-même le choix, le broyage, le mariage et la cuisson des matériaux. Beaucoup de sa technique reste encore peu connue de nos jours bien que les fouilles du Grand Louvre aient permis d’en apprendre davantage sur sa production, trop souvent limitée aux « rustiques figulines », plats décoratifs au décor animalier surchargé.
- Le mardi 13 avril 2010, à 15 heures
Mademoiselle Claudine Billot, Directeur de Recherche honoraire au CNRS,
Institut de Recherche et d’Histoire des Textes
Présentera en introduction aux visites que nous allons faire
à l’issue de l’importante restauration qui vient d’être réalisée
"La Sainte-Chapelle du château de Vincennes"
Le grand dessein du roi Charles V (1338 – 1380, roi de 1364 à sa mort) a été d’établir à Vincennes, loin des rébellions parisiennes, une résidence abritant un gouvernement qu’il voulait moderniser.
En 1379, il fonde un chapitre de quinze chanoines pour la Sainte-Chapelle dédiée à la Trinité et à la Sainte Croix qui doit y être édifiée. On n’envisage pas alors un instant que cent soixante-treize ans seront nécessaires pour que cet édifice soit achevé.
Dans cette conférence, on s’attachera à montrer combien, ces deux dernières décennies, des recherches nombreuses et variées ont renouvelé l’approche traditionnelle que l’on avait de ce monument remarquable. L’attribution du projet architectural à Raymond du Temple, maître des œuvres du roi, est maintenant assurée grâce à des fragments d’un compte retrouvés et étudiés par Jean et Odette Chapelot*. On sait aujourd’hui, par le biais des délibérations capitulaires transcrites par Noël Thiboud, que le service divin a été célébré jusqu’en 1552, selon les besoins, soit dans l’ancienne chapelle Saint-Martin du manoir, soit dans la Sainte-Chapelle demeurée inachevée. Les sculptures ont été replacées dans le cadre général artistique parisien des années 1360 à 1420 et témoigneraient dune possible influence de Claus Slüter, selon la thèse d’Ulrike Heinrichs-Schreiber. La lecture des vitraux du milieu du XVIe siècle a enfin été enrichie dans la perspective d’une « apocalypse politique » par les travaux de Laurent Vissière.
Nous rappelons que Claudine Billot, a publié les archives de la Sainte-Chapelle de Vincennes jusqu’en 1500, et résumé une dizaine de communications dans un livret sur Les Saintes-Chapelles royales et princières, paru aux éditions du Patrimoine en 1998.
- Le jeudi 18 mars 2010
Monsieur Marc Daëron, Institut Pasteur, unité d’Allergologie moléculaire et cellulaire :
Les allergies, une épidémie moderne ?
Les allergies touchent une proportion importante de la population et leur fréquence a augmenté de façon exponentielle au cours des 30-40 dernières dans les pays développés, au point de poser un sérieux problème de santé publique. Elles sont un paradoxe pour les immunologistes et les invitent à rechercher les mécanismes physiologiques fondamentaux dont elles révèlent l’existence et dont elles sont probablement l’exagération. Et l’ « épidémie » d’allergies actuelle suggère de nouvelles pistes pour en comprendre les relations complexes que nous entretenons avec notre environnement et comment celui-ci façonne notre systhème immunitaire.
- Le mardi 1er février 2010, dans le cadre de la réunion des adhérents de Région parisienne, Monsieur Denis Guthleben nous présente : L’histoire du CNRS
- Janvier 2010
M. Jacques Foos, Professeur à l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts et métiers, Vice - Président des Commissions de Contrôle de l'usine de la Hague, de Flamanville (y compris EPR) et du Centre de stockage de la Manche :
"Quelles énergies pour 2050 ?"
Notre planète se trouve face à une situation qu'elle n'a jamais
rencontrée : alors qu'elle connaît une démographie qui ne se ralentit
pas (+ 225 000 terriens par jour), que les besoins en énergie augmentent
de façon exponentielle dans les pays en voie de développement
(en particulier en Chine et en Inde : 2,5 milliards d'individus
aujourd'hui), on voit se tarir les sources d'énergie fossile comme le gaz et le pétrole qui représentent en 2010 près de 60% des ressources.
Par ailleurs, le protocole de Kyoto recommande de limiter l'utilisation
du charbon (23 % des ressources). Augmenter, même de façon
drastique l'utilisation des énergies renouvelables ne résoudra pas
le problème.
Quelles que soient les conclusions du sommet de Copenhague,
l'énergie nucléaire ne peut que s'imposer et ceci dès
demain, mais sous quelles conditions et avec quelles contraintes ?
- Jeudi 10 décembre 2009, à 15 heures
Au moment où nous enverrons des milliers de cartes
pour souhaiter un « Joyeux Noël » ou de « Meilleurs Vœux »
Monsieur Pascal ROMAN
Conservateur des Collections historiques et Conseiller historique du Musée de la Poste :
"D’Hermès au SMS... ou la saga des messages"
Il retracera l’histoire de la création puis de l’acheminement
des messages de l’Antiquité à nos jours et…
tentera d’imaginer ce qu’il pourrait en advenir dans les temps futurs.
- Jeudi 19 novembre 2009 : Mme. Isabelle de Lamberterie, Directeur de recherche au CNRS, récemment chargée de mission auprès de la direction scientifique :
"L’emploi d’Internet est-il compatible avec la protection de la vie privée ?"
Aujourd’hui, nos enfants et petits enfants sont familiers avec les « blogs », « facebooks » et autres applications. Quant à vous, les services publics sont désormais accessibles sur Internet et vous avez peut-être fait votre déclaration fiscale via le réseau des réseaux. N’avez-vous pas réservé vos billets de train ou d’avion en ligne ou commandé des articles de grande consommation ? Encore, hélas trop souvent, vous avez donné votre carte vitale au médecin et au pharmacien.
Toutes ces utilisations - et bien d'autres - d'Internet nous sont plus ou moins familières. Mais avons-nous toujours conscience de la façon dont sont traitées les informations personnelles nous concernant?
En nous appuyant sur le cadre légal et sur les recommandations de la Commission Nationale Informatique et Libertés qui a en charge l'application de la loi, nous donnerons un aperçu des enjeux et des problèmes pour la vie privée que peut poser un médium qui, par ailleurs, facilite la circulation de l'information.
- Mardi 29 septembre 2009 : conférence présentée en remplacement de celle de M. Brejon de Lavergnée
qui l’a annulée au dernier moment.
Jean-Pierre Adam, Architecte- Archéologue : "Egyptologie, égyptomanie, une ambiguïté culturelle"
lire le résumé
- Le mardi 19 mai 2009 : Monsieur Jean Chapelot
Directeur de recherche au CNRS
Responsable de « l’équipe de recherche sur le château de Vincennes et la banlieue est » du Centre de Recherches Historiques (CRH, CNRS, EHESS) qui a largement participé aux études préalables à la restauration.
Présentera les travaux de recherche de son laboratoire, préalables à la restauration du Donjon de Vincennes
- Auditorium du CNRS,
3, rue Michel-Ange, Paris 16ème
Le jeudi 9 avril 2009 à 15 heures :
Le Professeur Rémy Boucharlat,
Archéologue, Directeur de recherche au CNRS,
Directeur de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée
présentera :
"Persépolis, la résidence des rois perses, inconnue des Grecs"
Jusqu'à la conquête d'Alexandre, les Grecs avaient fait de Suse la capitale de l'empire perse. Pourtant ils savaient que Babylone, Persepolis et Ecbatane étaient aussi les résidences où les rois perses séjournaient souvent. Persépolis, située dans le sud de l'Iran près de Chiraz, revêtait une importance particulière parce qu'elle était au cœur du pays d'origine des Perses. Les grands monuments à colonnes qui se dressent encore aujourd'hui avec leur décor de sculpture en pierre sont d'abord un décor destiné à impressionner les visiteurs, sujets de l'empire ou envoyés de l'extérieur. Plus qu'une capitale, Persépolis est un haut-lieu politique et dynastique. Malgré des fouilles intensives sur la terrasse qui portent les palais, la Persépolis que nous connaissons n'est pas "la ville des Perses", mais seulement le quartier royal qui couvre 12 hectares. C'est pourquoi les recherches internationales en cours scrutent les environs dans l'espoir de découvrir la ville que pillèrent les soldats d'Alexandre avant que celui-ci ne brûle les palais des Grands Rois.
- Auditorium du CNRS,
3 rue Michel-Ange, Paris 16ème
Le jeudi 5 mars 2009 à 15 heures :
Monsieur Benoît Noël,
Conférencier,
viendra présenter une introduction à la visite de la nouvelle exposition du Musée Jacquemart-André :
"Les Primitifs italiens"
Une cinquantaine d’œuvres, toutes réalisées par les plus grands maîtres de la pré-Renaissance et de la première Renaissance italiennes sont réunies à l’occasion de cette exposition qui sera une révélation pour le public français.
Un florilège saisissant d’artistes prestigieux, de Guido da Siena à Liberale di Verona permet la confrontation de deux écoles majeures : celle de Sienne qui compte dans ses rangs Lippo Memmi, Pietro Lorenzetti ou Sano di Pietro et celle de Florence représentée, entre autres, par Fra Angelico, Lorenzo Monaco, Masaccio ou Filippo Lippi.
Par son parcours, l’exposition met en lumière la succession des grands courants esthétiques qui transforment en profondeur l’art italien entre la seconde moitié du XIIIe siècle et la fin du XVe siècle. Le style grec et l’influence byzantine d’un côté, l’apparition du style moderne à la suite de Giotto et l’épanouissement du style gothique international de l’autre, laissent progressivement place au style renaissant.
Parmi les œuvres venues d’Altenbourg, certaines proviennent de polyptyques aujourd’hui dispersés. L’exposition sera l’occasion de reconstituer, en grande partie, certains d’entre eux grâce aux prêts de grands musées français, allemands, anglais et italiens. Parmi ces ensembles, on remarquera, en particulier, une série d’œuvres de Fra Angelico sur la vie de Saint François.
La palette de couleurs puissamment symbolique des maîtres de Sienne ou de Florence émerveille le spectateur, en jouant sur les effets de camaïeux ou de contrastes entre les verts amande, les roses tendres ou « terre de sienne », les mordorés, les bleus profonds ou les rouges vifs.
- Réunion amicale de l’année 2009 "Ile-de-France" le mardi 20 janvier 2009 à 14 heures 30 précises, dans l’auditorium du CNRS - 3, rue Michel-Ange Paris 16ème.
Notre réunion débutera par une conférence de Mme Hélène HARTER : L’élection de Barack OBAMA et ses enjeux
Maître de conférences - Université de Paris I - Sorbonne, Directrice-adjointe du Centre de recherches d’histoire nord-américaine
Cette réunion se terminera, pour ceux qui le désirent, par le verre de l’amitié, pour lequel une participation de 10 € est demandée.
Bulletin d'inscription
- Le mardi 10 février 2009 :
Le Professeur Christophe Degueurce,
Conservateur du Musée de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort
A présenté un sujet qui a complété nos visites au Musée de l’Ecole
"Introduction à l’histoire de la médecine vétérinaire"
Au cours de cette conférence, le Professeur Degueurce s’est proposé de présenter à grands traits l'évolution de la médecine vétérinaire, de l'antiquité à nos jours. Des hippiatres de l'empire romain aux vétérinaires besogneux du XIXème siècle, c'est tout un pan des relations entre l'homme et l'animal qui se révèle au travers des soins qui furent prodigués à nos compagnons à quatre pattes. De l'animal de rente, bête de somme ou de production, à l'animal de compagnie, chien ou chat, objets de toute l'attention de leurs maîtres, ces animaux sont le reflet de notre propre développement.
- 8 janvier 2009 : "Journée Himalaya", campus G. Mégie.
Le Centre National de la Recherche Scientifique organise une journée interdisciplinaire autour de la région Himalayenne intitulée "Colloque Himalaya".
Les quatre sessions de la journée seront les suivantes :
- « Tectonique, géologie et environnement en Himalaya »
- « Politique et territoires en Himalaya »
- « Société et culture en Himalaya »
- « Le Bonheur national brut au Bhoutan »
programme détaillé
- Le jeudi 6 novembre 2008, Nathalie Balkar, Ingénieur chimiste, et
Marc-André Paulin, Chef de travaux d’art, Restaurateur du Patrimoine,
Membres du Centre de Recherche et de Restauration des musées de France, présentent :
"La restauration des meubles précieux des musées de France"
Mme Balkar expose tout d’abord les différentes analyses effectuées pour l’aide à la restauration et à la connaissance par le biais des études stratigraphiques, l’identification des pigments.
M. Paulin fait revivre à l’aide de nombreuses illustrations la restauration du secrétaire à cylindre enrichi de marqueterie de nacre et de bois, œuvre de Riesener, appartenant à la reine Marie-Antoinette, conservé au château de Fontainebleau. Ce meuble qui a retrouvé tout son lustre, était une des œuvres le plus remarquables présentées à la récente exposition Marie-Antoinette.
- Le vendredi 10 octobre 2008, Benoît Noël, Conférencier, présente en introduction à la grande exposition
organisée prochainement par le Musée Jaquemart-André : "Van Dyck : un personnage multiple, créateur de la peinture anglaise classique"
Né à Anvers en 1599, Anton Van Dijk est à seulement onze ans l’assistant en chef de Rubens dont l’influence sur le jeune artiste sera immense.
Il se rend en Angleterre en 1620, répondant à l’appel du roi James 1er et découvre dans une collection particulière l’œuvre du Titien : c’est une révélation. Il voyage ensuite dans les Flandres et en Italie, revient à Anvers puis regagne Londres en 1632 où il devient premier peintre de la Cour. Désormais, il ne sera plus connu que sous son patronyme anglicisé : Anthony Van Dyck.
Sa touche fluide, ses couleurs métalliques et la transparence de ses tons vont exercer une influence considérable sur la peinture anglaise jusqu’à Turner. Il tombe gravement malade lors d’un séjour à Paris en 1641 et meurt quelques mois plus tard à Londres, adulé par l’Europe entière.
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Le jeudi 25 septembre 2008, le Professeur Yves Coppens, Paléontologue, présente la conférence inaugurale de l’année 2008/2009 :
Histoire de l’Homme :
Cinquante ans d’activité au CNRS
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Passionné très tôt par la recherche, Yves
Coppens entre au CNRS en 1956, quelques
années seulement après sa sortie de la
Sorbonne. Sa carrière le conduit ensuite à la
sous-direction du Musée de l’homme, puis à sa
direction (1979). Parallèlement, il est nommé
professeur au Muséum national d’histoire naturelle,
titulaire de la chaire de paléoanthropologie.
En 1983, il est élu titulaire de la chaire de
paléoanthropologie et préhistoire au Collège de
France. Il occupera ce poste jusqu’en 2005.
Il a monté d’importantes missions de recherche, tout
d’abord seul au Tchad, puis avec des collaborations
internationales en Afrique du Nord, Afrique du Sud,
Indonésie, Philippines, Chine, et de nombreux autres
pays… C’est en Ethiopie, en 1974, qu’il participe à une
découverte majeure, celle de Lucy. Des dizaines de milliers
de tonnes de fossiles sont ensuite mises au jour.
Grâce à eux, l’histoire des dix derniers millions d’années
s’éclaire. La route de l’homme traversera un
somptueux préhumain (Tumaï, Orrorin, Abel, Lucy et
bien d’autres) avant de voir émerger le premier
humain. Ce premier homme, en moins de trois millions
d’années, couvrira la terre entière.
- Jeudi 29 mai 2008 à 15h au Muséum National d’Histoire Naturelle : "Les peuples circumpolaires face au réchauffement et aux ambitions capitalistes" : par Jean MALAURIE
voir l'affiche
- Mardi 15 avril 2008 : en introduction aux visites que nous ferons au mois de mai 2008, Madame Elisabeth Cesarini, Conférencière au château, fera une présentation générale du Château de Fontainebleau.
- Mardi 15 avril 2008 à 18h : "De la Molécule à la Conscience par le chemin des écoliers" : conférence du Professeur Jean-Pierre CHANGEUX
voir l'invitation
"Rayonnement du CNRS" a le plaisir de porter à la connaissance de ses lecteurs et de tous les visiteurs du site les trois conférences ci-après sur la Chine, son développement économique, sa science et sa technologie. Ces conférences ont été prononcées les 17 janvier et 27 mars 2008.
- Jeudi 13 mars 2008 : Mme Isabelle Cabillic, Ingénieur, Centre de recherche et de restauration des
musées de France, Responsable de l’atelier de restauration de peintures, site Petites écuries du Roy, Versailles :
La restauration des peintures pour les musées de France
La restauration des peintures pour les musées de
France répond à une double exigence :
1. Le choix de l’intervention la plus précisément
adaptée aux besoins du tableau, mené de façon
collégiale par des professionnels : conservateurs,
scientifiques, restaurateurs, historiens de l’art.
2. La réversibilité de l’opération.
Un protocole précis et une déclinaison d’interventions,
de la plus minimaliste à la plus conséquente,
tant sur le support que sur la couche picturale, sont
développés au sein des ateliers de restauration du
Centre de recherche et de restauration (C2RMF),
laboratoire CNRS rattaché à la Direction des musées
de France.
Plusieurs exemples sont présentés pour illustrer la
réflexion quotidienne et particulière appliquée à
chaque œuvre des collections publiques.
- Lundi 11 février 2008, en introduction à la réunion annuelle de la région parisienne, par Benoît Noël, Conférencier : "La galanterie et la vertu dans la peinture française à l’époque de Marie-Antoinette"
- Jeudi 13 décembre 2007 :
Suzanne Oswald,
Conférencière :
"La tapisserie de la reine Mathilde à Bayeux", en accord avec la nouvelle visite du musée de Cluny que nous allons faire.
La broderie conservée à Bayeux est indiscutablement le trésor le plus remarquable de l’art textile du Moyen Age. Ni brodé par la Reine Mathilde, ni même tapisserie, ce chef d’oeuvre redécouvert au XVIIIe siècle a fait naître des images bien romantiques au sujet de son origine et de son histoire. Sa réalité est encore plus complexe et plus exaltante...
- Jeudi 4 octobre 2007 : Edouard Brézin,
Professeur de Physique à l’Ecole Normale Supérieure,
ancien Président de l’Académie des Sciences :
"Demain, la physique"
Le conférencier essayera d’illustrer, à travers quelques
exemples familiers de la technologie contemporaine,
les principes qui ont permis de les obtenir. Un abstract
plus complet figurera au verso de l’invitation.
- Jeudi 20 septembre 2007 : Le Professeur Lucien Israël, Membre de l’Institut,
Président de l’Académie des Sciences Morales et politiques,
Professeur émérite de Cancérologie :
"Comment prévenir les dépendances dues à l’âge -
Evolution de la longévité moyenne en France"
Modalités de prévention des dépendances : cardio vasculaires, neuro cérébrales, ostéo articulaires, respiratoires.
Le conférencier y ajoutera un paragraphe sur la prévention des cancers.
- 4 juin 2007 : "L'Acoustique Musicale entre le laboratoire et le musée" : à l'Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles, par Charles Besnainou,
Thierry Maniguet,
Stéphane Vaiedelich,
Université Paris VI,
Musée de la Musique.
- 31 mai 2007 : "Versailles, ville nouvelle", par André Damien, ancien Maire de Versailles, Membre du Conseil d’Etat et de l’Institut.
On oublie, évidemment, que Versailles a été la première ville nouvelle créée de toutes pièces au XVIIème siècle par Louis XIV. Dans cette conférence, M. André Damien nous en retracera agréablement et brillamment la création et l’évolution.
- 14 mai 2007 : "Ces phénomènes lumineux qui nous entourent", par Bernard Valeur et Elisabeth Bardez, du Conservatoire National des Arts et Métiers, à 18h30, à l'Espace des Sciences de Paris, à l'Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles.
Des spectacles lumineux que nous offre la Nature (arc-en-ciel, aurores boréales, vers luisants, etc.) aux phénomènes luminescents qui jalonnent notre quotidien (tubes fluo, azurants optiques, voyants lumineux, etc.), la lumière n'a pas fini de nous émerveiller !
- Le jeudi 3 mai 2007 :
Antoine Trémolières,
Directeur de recherche au CNRS à la retraite,
Ancien directeur de l’équipe «biochimie des membranes
végétales» du CNRS à Gif-sur-Yvette.
Les OGM : on en parle toujours, mais qu’est-ce
que c’est ?
Les OGM ne sont ni des molécules, ni des chromosomes,
mais des organismes vivants et entiers. Par
exemple, un plan de soja ou de maïs peut être génétiquement
modifié par introduction d’un fragment
d’ADN que l’on peut appeler plasmide.
Quels sont les buts de l’emploi des OGM ?
Pour 80% des OGM végétaux commercialisés
aujourd’hui, il s’agit de traiter :
- des plantes résistantes à un herbicide. Cela concerne
essentiellement la grande agriculture industrielle.
Le paysan achète sa semence résistante, achète l’herbicide.
Ainsi, en utilisant un seul herbicide, il détruit
tous les adventices non résistants.
- des plantes résistantes à des insectes ou à des
parasites. Dans ces OGM, dont le plus connu est
le maïs résistant à la pyrale, la plante secrète une
toxine (la toxine de bacillus thuringiensis) et ainsi
empoisonne l’insecte qui l’attaque. L’avantage
est d’éviter le traitement des plantes par l’insecticide
lui-même.
Il y a ensuite toutes les plantes OGM censées améliorer
la qualité du produit : par exemple, la tomate
qui ne mûrit jamais et reste donc sur la plante.
Avantage : diminution de la perte de récolte.
On cherche également à produire (mais les plantes
ne sont pas encore commercialisées) des plantes
résistantes à la sécheresse, au froid, tolérantes aux
eaux saumâtres, etc.
Il y a aussi toutes les plantes transgéniques qui produisent
des médicaments pour l’homme. Ces OGM
ne sont pas autorisés en plein champ et devraient
être cultivés uniquement dans des espaces confinés
et contrôlés.
Les OGM sont aujourd’hui le symbole d’une transformation
profonde du rapport de l’homme à la
terre et, par conséquent, l’objet d’une polémique
passionnée. Le conférencier abordera donc, dans la
perspective du respect du «principe de précaution»,
le problème des dangers potentiels que peuvent présenter
les OGM :
- problème de toxicités primaire ou secondaire,
- problèmes de dissémination des transgènes et de
contamination de populations végétales naturelles,
- problème du développement de populations
végétales ou animales résistantes,
- problème de l’équilibre des écosystèmes.
- Mardi 13 mars 2007 - La forêt amazonienne. Sera-t-elle victime de la croissance économique ? , par
M. Claude Collin Delavaud,
Professeur émérite de géographie à Paris III,
Ex directeur du CREDAL au CNRS,
Président honoraire de la Société des Explorateurs,
Prix Louis Liotard du Président de la République.
Avant même que l’on sache exactement quel sera l’état de la forêt amazonienne après le réchauffement de la planète, il faut se rendre compte des nombreuses attaques qu’elle subit, victime des activités humaines depuis un demi-siècle. N’oublions pas que l’Amazonie n’est pas une seule région uniquement naturelle, liée à une botanique sylvestre utilisable par les seuls indiens chasseurs et planteurs de manioc. Il s’agit presque d’un demi-continent, de près de cinq millions de kilomètres carrés. A cette échelle, le terme de bouclier ne signifie pas une carapace granitique incultivable et dépourvue de toute ressource minérale ou énergétique. De tout temps, les indiens ont cultivé sur brûlis, mais très peu d’entre eux laissaient au bout de deux années la forêt repousser et continuaient plus loin. La colonisation purement rurale s’est exercée sur les rives des nombreux et immenses cours d’eau, faisant reculer la forêt puis entraînant des éboulements fâcheux. Cela restait limité. Il en était de même de l’élevage des bovins, favorisé par l’absence de la mouche tsé-tsé sur ce continent où elle ne se répandit que sur les terrasses inondables et peu forestières.
A la fin du XIXe siècle, la croissance démographique et l’essor industriel firent naître des irruptions rapides comme le boom du caoutchouc, la recherche des métaux non ferreux. Dès lors, grâce à la navigation à vapeur, le développement urbain glissa de l’Océan vers l’intérieur et de grandes cités remontèrent l’Amazone, mordant sans précaution sur la forêt. Les véritables fléaux arrivaient. Ils n’ont fait que croître et se glisser le long des cours d’eau. Puis on traça de gigantesques routes carrossables pour dépasser les réseaux fluviaux et amplifier la croissance urbaine. D’immenses projets mixtes, agricoles et miniers, reliés à l’Océan par des voies de chemin de fer, commencèrent à trouer l’Amazonie. Les chercheurs d’or s’infiltrèrent dans les zones reculées avec des moyens semi-industriels. Le pétrole coula et des oléoducs se taillèrent un chemin droit dans la forêt.
L’Amazonie est vaste et il reste heureusement des pans entiers non encore taillés en pièce. Il y a même des activités quasi-interdites comme les plantations pour la pâte à papier. Tout se joue en ce moment. On ne renoncera, certes pas, aux mines géantes, au pétrole et à la canne à sucre (qui donne un carburant pour les véhicules), mais il est temps de ne plus abattre sept hectares de forêt pour la construction d’un entrepôt ou d’un atelier qui en occupera un seul. Ni de se trouver obligé de bâtir des cités industrielles de deux millions d’habitants à deux mille kilomètres, au cœur de la plus grande forêt équatoriale et tropicale du monde. La sécheresse sonne déjà à la porte au pied des Andes.
Nous nous rendrons donc dans ce territoire, en remontant les fleuves puis en s’insinuant dans la jungle ce qui reste merveilleux et en empruntant un chemin de fer qui va chercher à un millier de kilomètres le minerai de fer de nos dernières usines sidérurgiques !
Des diapositives et un film sur le Rio Tigre Pérou illustreront cette conférence.
- Jeudi 1er février 2007 : M. Dominique Antérion
Chargé de mission au médaillier du musée des
Antiquités de la Seine-Maritime, Chargé de mission et conférencier au musée de la
Monnaie de Paris :
Grande et petite histoire d’une vénérable institution
: les Palmes académiques
Les palmes furent crées sous Napoléon Bonaparte par le décret du 17 mars 1808. Destinées «à distinguer les fonctions éminentes et récompenser les services rendus à l’enseignement», elles ne sont pas encore une décoration. Modestement brodées sur les costumes officiels, elles honorent les membres de l’Université impériale. La petite école et son instituteur ne sont guère concernés !
Tous au long du XIXe siècle, les palmes tendront vers plus de noblesse, tant par les contingents que l’on fixe à leur égard que par la matière même de la décoration. En 1866, elles deviennent d’or et d’argent, tandis que s’amorce un mouvement de reconnaissance vis-à-vis de la petite école que l’on honore à son tour. Course aux palmes, fausses palmes, l’histoire des Palmes académiques ne manque pas d’être parfois cocasse !
Mais il faudra attendre le 4 octobre 1955 pour qu’un Ordre des Palmes académiques soit enfin fondé et l’insigne revisité. Toutes les formes d’enseignement sont dès lors susceptibles d’être gratifiées de la reconnaissance de la République. Ce qui en fait, sans doute, la plus républicaine de toutes les décorations.
- Mardi 9 janvier 2007, à 15 heures : M. Pierre Radvanyi, Physicien nucléaire et historien des sciences,
Secrétaire général de l’Association Curie et Joliot-Curie :
Histoire de la science de la radioactivité
A la suite de la découverte d’Henri Becquerel du rayonnement invisible et pénétrant émis par l’uranium, Marie et Pierre Curie découvrent en 1898 deux éléments nouveaux : le polonium et le radium, des millions de fois plus radioactifs que l’uranium. D’où provient cette énergie en apparence inépuisable ? La réponse est apportée par les Britanniques Ernst Rutherford et Frederick Soddy : la radioactivité est la transmutation spontanée d’un élément en un autre par émission de rayonnement.
De nouveaux concepts émergent ; les applications sont très nombreuses. Les rayons émis permettent la découverte du noyau de l’atome (1911). En 1934, Frédéric et Irène Joliot-Curie découvrent la radioactivité « artificielle ». La radioactivité a également une histoire propre : elle autorise la datation d’objets anciens et joue un rôle considérable dans la « nucléosynthèse stellaire », la formation des éléments dans les étoiles et dans les explosions d’étoiles (supernovae).
- Mardi 28 novembre 2006, à 15 heures : M. Hervé This, Physico-chimiste, Groupe INRA de gastronomie moléculaire,
Laboratoire de chimie des interactions moléculaires du Collège de France, Laboratoire de chimie analytique de l’Institut national agronomique Paris-Grignon, présentera un sujet d’actualité :
La cuisine et la chimie
Pour la cuisine comme dans les autres champs d’activité humaine, la science (gastronomie moléculaire) n’est pas la technologie « technique culinaire », et elle n’est pas non plus la technique (Cuisine moléculaire*, Cuisine note à note**, Constructivisme culinaire***).
En 1988 était créée une discipline scientifique nouvelle : la gastronomie moléculaire. Progressivement, il est apparu que ses objectifs confondaient fautivement la science et la technologie. A mesure que les travaux s’enchaînaient, les objectifs étaient clarifiés. Toutefois, la discipline a rapidement eu des conséquences pédagogiques et technologiques. Ainsi fut
engendrée la tendance culinaire nommée par la presse «cuisine moléculaire ».
Aujourd’hui, les études scientifiques se poursuivent selon les lignes mieux identifiées, tandis que sont proposées deux nouvelles tendances, qui ont pour nom « cuisine note à note » et «constructivisme culinaire ».
* La cuisine moléculaire, c’est l’application technologique de la gastronomie moléculaire.
** La cuisine note à note, c’est une cuisine précise, faite par usage de molécules définies, une sorte de généralisation de l’ajout de sel à un plat.
*** Le constructivisme, c’est une tendance nouvelle qui consiste à penser au lieu de répéter des gestes anciens.
Des démonstrations seront présentées au cours de cette conférence.
- Jeudi 9 novembre 2006, à 15 heures : M. Jean-Pierre Adam, Architecte - archéologue,
Ingénieur de recherche au CNRS, Professeur à l'école Polytechnique de Genève,
présentera à nouveau, à l'intention de ceux qui n'ont pu venir (ou qui voudront le réentendre), la
remarquable conférence qu'il a faite lors de l'Assemblée de la région parisienne à l'Institut
géographique national de Saint-Mandé :
Rome : le bel héritage
Si, pour une héroïne éplorée, Rome est l'unique objet de son ressentiment, l'opinion générale de
bien des générations est celle d'heureux héritiers. Dans un premier temps, afin de respecter les vraies
paternités, il convient de rappeler que la civilisation romaine ne fut pas une période d'invention, mais
déjà une époque héritière. C'est d'ailleurs là une des qualités des Romains que de considérer la Grèce
comme leur mère intellectuelle, artistique et technique...
Ils auront le génie de choisir dans cet héritage ce qui leur paraît le plus efficace, le plus spectaculaire
et le plus rapide, puis d'en effectuer le perfectionnement jusqu'au défi.
Pour la France, les pratiques gréco-romaines - traditionnellement
transmises par les traités d'architecture - se retrouvent dans l'art monumental et
dans des jalons innombrables, devenus familiers au point que notre regard ne s'y attarde plus.
Jean-Pierre Adam a su saisir ces témoignages au cours de ses voyages en France et - plus près de nous
- ses promenades dans Paris. Si certains monuments s'imposent immédiatement comme appartenant à
l'héritage romain, tels l'église de la Madeleine ou l'arc du Carrousel, il en est une multitude d'autres
qu'une déambulation curieuse permet d'identifier.
Cette conférence sera entièrement illustrée par la projection de diapositives.
- Mardi 3 octobre 2006 : en préparation à la grande exposition
au musée du Luxembourg, M. Benoît Noël, conférencier, présente : Titien, «le Pouvoir en Face».
Bien qu'ayant lui-même entretenu la légende sur son extraordinaire longévité, Tiziano Vecellio, dit le
Titien, qui mourut à coup sûr à Venise en 1576, semble être né en 1488. Célèbre dès 1512 / 1513, il
paraît avoir tout accumulé jusqu'à la fin de sa vie : succès, argent et honneurs. Après avoir gagné Venise
vers l'âge de dix ans, il est marqué par ses différents maîtres d'apprentissage : Zuccato, Gentile et
Giovanni Bellini, et surtout Giorgione dont il recueille l'héritage.
Pendant les soixante années qui suivent, il domine sans conteste et sans partage la peinture vénitienne,
italienne et même occidentale. Maître de la peinture de chevalet, il excelle dans tous les genres,
du portrait à la scène de bataille, en passant par les retables et le nu. D'abord «léchée», sa manière
évolue vers une vibration de touches bien visibles, noyées dans une atmosphère colorée où le trait
finit par s'abolir. La couleur jaillit alors comme une matière vivante.
Peintre attitré des princes et des pontifes, Titien renouvelle le portrait officiel par une liberté de
maniement du pinceau telle qu'elle fascinera Rubens et Vélasquez.
L'exposition sera ouverte au public du 13 septembre 2006 au 21 janvier 2007.
- Jeudi 11 mai 2006 : M. Bernard Chevallier,
Directeur des musées de la Malmaison, Bois-Préau, Ajaccio et l'île d'Aix
nous ramène au premier Empire en retraçant "la vie au château de la Malmaison."
L'art de vivre au temps de Joséphine fait nécessairement référence aux moeurs et aux usages de la
haute société, la seule pour laquelle nous disposons de renseignements précis.
La vingtaine d'années qui s'écoule depuis la chute de Robespierre au début de la Restauration a
connu, dans les classe aisées de la société, des changements considérables dans les habitudes de vie et
dans l'amélioration du confort quotidien. Napoléon, qui avait compris le rôle fondamental
joué, dans un pays, par le développement des arts et de l'industrie, eut à coeur, en réaménageant les
anciennes résidences royales, de montrer à l'Europe la supériorité de nos industries de luxe. Le style
empire se répandit alors un peu partout...
Symbole de tous les raffinements et d'un art de vivre porté à son plus haut degré, la figure de l'impératrice
Joséphine sert de référence à toute cette époque. Les objets dont elle s'entoure, la qualité de vie qu'elle
instaure autour d'elle en font une figure emblématique. Pour bon nombre de contemporains, le
mode de vie à la Malmaison est encore empreint des grâces et du savoir-faire de l'Ancien Régime.
Par ses origines, sa culture et son éducation, Joséphine reste une femme du XVIIIe siècle, mais
son intelligence remarquable et sa grande sensibilité lui ont permis d'opérer la fusion entre deux sociétés,
celle de l'Empire et celle d'avant la Révolution.
B.C.
- Jeudi 4 mai 2006 : Mme Françoise Perrot, Directeur de recherche au CNRS :
"Introduction à la visite de la cathédrale de Chartres : les vitraux"
- Jeudi 27 avril 2006 : Invité par notre secrétaire général, M. Martray :
M. Jean-Antoine Giansily, Conseiller économique et commercial, Chef de la mission économique française en Slovaquie
"L’élargissement de l’Europe : la Turquie est-elle un bon choix ?"
Jean-Antoine Giansily est expert TAIEX (Technical Assistance and Information Exchange) auprès de la
Commission européenne pour les questions liées à l'élargissement de l'Union européenne. Depuis
1989, année de son premier séjour en Turquie, et après avoir été membre des délégations parlementaires
entre le parlement européen et les parlements turc et roumain, il a acquis une expertise reconnue
dans les questions géo-stratégiques liées à l'élargissement de l'Europe aux pays d'Europe centrale,
d'Europe orientale ainsi qu'aux pays baltes et, désormais, à la Turquie.
Il traitera ce sujet en comparant les enjeux économiques, financiers et démographiques que représentent
encore les NEM (nouveaux Etatsmembres) dont la population représente en
nombre l'équivalent de la Turquie à elle seule, et dont la structure économico-sociale est radicalement
différente.
- Mardi 21 mars 2006 : M. Benoit Noël : "Ingres, l'homme audacieux par excellence", en préparation à l'exposition présentée au Musée du Louvre.
Pendant longtemps, il fut de bon ton de ne pas aimer Ingres. Qu'on lui ait reproché sa froideur
académique ou son culte du bizarre, on oubliait un peu vite que Baudelaire, fin critique, voyait en
lui «l'homme audacieux par excellence».
Pour cette première rétrospective consacrée au peintre depuis plus de quarante ans, l'exposition
du musée du Louvre s'attache, au travers des cent quatre-vingt-quatre oeuvres présentées, à mettre
en avant la nouveauté et les paradoxes de l'artiste.
Ingres est un artiste moderne et inclassable. Né en 1780 à Montauban, il entre à dix-sept ans dans l'atelier
de David et obtient le prix de Rome en 1801. Il ne cessera de peindre et de dessiner jusqu'à sa mort
en 1867. Souvent durement critiqué de son vivant en France, l'homme touche à tous les genres : peintures
d'histoire, portraits, nus féminins, goût classicisant ou style troubadour, scènes mythologiques ou
bibliques, petit format ou grand décor...
Ingres surprend par sa diversité, son refus d'une idéalisation excessive, son goût du rendu des
matières et surtout son audacieuse sensualité jusque dans sa dernière oeuvre : le Bain turc (1862). Il se
voulait révolutionnaire et fut, selon les mots de Silvestre, en 1855 : «un peintre chinois égaré en
plein XIXe siècle dans les ruines d'Athènes»...
B.N.
L'exposition du Louvre (du 24 février au 15 mai) est l'événement du printemps 2006. Elle permet
de découvrir les talents de cet artiste d'exception, «dessinateur de génie, mais aussi peintre et coloriste
admirable».
- Mardi 7 mars 2006 : M. Dominique Antérion, Chargé de mission au médaillier du Musée des Antiquités de la Seine Maritime, Chargé de mission et conférencier au Musée de la Monnaie de Paris, présentera la suite de sa conférence d'il y a deux ans et de la visite qu'il a dirigée à l'Hôtel de la monnaie : "De la monnaie d'or et d'argent à la monnaie papier".
- Jeudi 2 février 2006 : Mme Hélène Langevin - Joliot, Directrice de recherche émérite au CNRS, M. Pierre Joliot, Professeur honoraire au Collège de France : "Les Curie et les Joliot".
Hélène Langevin et Pierre Joliot ont évoqué, à travers leurs souvenirs directs et indirects, quelques aspects de la personnalité et de la vie de leurs grands-parents et de leurs parents, au laboratoire et hors du laboratoire.
Cette conférence est complétée par la visite du musée Curie. Voir la section "visites"...
- Mardi 17 janvier 2006 : M. Claude Collin Delavaud, Professeur émérite à l'Université Paris VIII, Président honoraire de la Société des Explorateurs Français, présente son film : "Afghanistan, retour d'un géographe" (Prix Liotard du Président de la République).
En 2003, le géographe Claude Collin Delavaud repart en Afghanistan dans l'espoir de revenir dans une oasis du Turkestan pour voir ce que sont devenus les paysans et nomades qu'il avait étudiés près d'un demi siècle auparavant. Il veut surtout voir ce que sont devenus ses amis si accueillants. Parvenu sur place, il constate les ravages causés par vingtquatre années de conflits, mais il voit le courage avec lequel les survivants réaménagent champs et canaux dévastés pour permettre aux familles de réfugiés de retour d'avoir une chance de se nourrir et passer l'hiver. La séance commencera par une projection de diapositives anciennes afin que l’on puisse réaliser les désastres causés par la guerre.
- Lundi 12 décembre : Une journée du roi Louis XIV et des courtisans au château de Versailles, par Mme Laure Levasseur, Conférencière des Musées Nationaux, qui nous a présenté récemment la Chapelle royale et l'Opéra Louis XV.
Une journée de Louis XIV, à Versailles, fut à plusieurs reprises décrite par des contemporains : Jean-Baptiste Primi Visconti (Mémoires sur la cour de Louis XIV, 1673-1681), le marquis de Dangeau dont le Journal couvre la vie à la cour entre 1684 et 1720, le marquis de Sourches (Mémoires sur le règne de Louis XIV), Saint- Simon (Mémoires) - tous précieux textes publiés ultérieurement. Mais ces témoins, s'ils dépeignent avec de nombreux détails le déroulement du lever, du souper ou du coucher du monarque, s'abstiennent naturellement de parler de ce que tout courtisan sait d'évidence. Nous-mêmes ne le savons plus, mais essayons de le reconstituer le plus précisément possible aux détours d'une anecdote, d'un détail, d'un texte, d'un tableau, etc.
Parler de ces différentes «cérémonies», c'est aussi évoquer les silhouettes d'un monde disparu, mais toujours prêt à revivre à travers le cadre prestigieux de Versailles.
Au cours de cette conférence, Mme Levasseur nous dévoile un aspect de la vie à Versailles, bien différent de celui qu'elle avait évoqué au cours de notre visite à la Chapelle royale.
- Lundi 9 mai 2005, en préparation à la visite du château de Pierrefonds
Salle de conférences du Centre de Paris A, Ivry sur Seine
Mme Suzanne Oswald a présenté : Eugène Viollet-le-Duc (Paris 1814 - Lausanne 1879)
Né au moment où prend fin l’épopée napoléonienne, Viollet-le-Duc est l’enfant sensible de son siècle par sa volonté de restaurer l’identité d’une France bouleversée par les récents événements. Selon lui, cette vérité trouve sa source dans le Moyen Age, âge d’or de l’unité nationale et de l’architecture gothique. Toute sa vie sera consacrée à faire revivre le génie bâtisseur de ces grands siècles.
Ses restaurations de monuments médiévaux le rendent célèbre. A la demande de Prosper Mérimée, Inspecteur général des Monuments historiques, il restaure l’Abbaye de Vézelay et la Sainte- Chapelle. Il restaure également les cathédrales d’Amiens et de Lausanne. En 1840, il s’attache à Notre Dame de Paris, oeuvre magistrale qui le mobilisera pour le restant de ses jours. Son nom reste également attaché à la restauration de la ville fortifiée de Carcassonne et la « recréation » du château de Pierrefonds à la demande de Napoléon III. Admiré par les uns, décrié par les autres, il domine l’architecture française de 1840 à 1870.
- Mardi 7 décembre 2004 : M. Jean-Pierre Digard, Directeur de recherche au CNRS, présente un sujet de nos jours en complète évolution : Les relations hommes-animaux domestiques à la lumière de l'anthropologie
Les relations hommes-animaux domestiques sont éminemment culturelles : elles varient d’une époque à une autre, d’un endroit à un autre. A chaque société correspond «un système domesticatoire» particulier, et la société française du début du XXIe siècle ne fait pas exception.
L’aspect le plus visible du cas français est le phénomène «animal de compagnie» qui revêt chez nous des dimensions particulières par le nombre (40 millions) et le statut familial des animaux concernés : chiens, chats mais aussi, maintenant, «nouveaux animaux de compagnie». Ce qui caractérise ces animaux, c’est de ne servir à rien d’autre qu’à la compagnie de leurs maîtres. A l’inverse, les animaux de rente, élevés pour leurs services ou leurs produits, ont vu leur statut se dégrader considérablement.
Entre ces deux catégories d’animaux, le cheval occupe une position intermédiaire. Autrefois omniprésent, il a quitté la sphère de l’utilitaire pour entrer dans celle des loisirs. Du même coup, son statut s’est modifié : autrefois respecté pour les services qu’il rendait, il est devenu objet d’amour et de compassion.
Ces évolutions sont la face visible aujourd’hui des sentiments que les animaux inspirent depuis toujours aux hommes : curiosité, désir d’appropriation et de transformation, narcissisme, culpabilité. En ce sens, les animaux constituent, pour l’anthropologue, de précieux révélateurs.
- Mardi 19 octobre : Monsieur Fabrice Callet, Conférencier agréé par le Ministère de la Culture
a présenté une conférence-projection sur le Sacre de Napoléon Ier et le couronnement de l'Impératrice Joséphine, tableau de Jacques-Louis David (1805 - 1807) conservé au Musée du Louvre
En préambule à la grande exposition qui aura lieu au Musée du Louvre en novembre et décembre pour le bicentenaire du sacre.
Eblouissante galerie de portraits alliant la précision à la monumentalité, ce tableau fait revivre la cour impériale. Le conférencier relatera la passionnante genèse de ce chef-d'oeuvre, évoquera l'histoire des personnages - les Bonaparte, Beauharnais, Talleyrand, Cambarès... et leurs relations pleines de piquant. Il situera également l'oeuvre dans la carrière de l'artiste ainsi que son histoire depuis sa création.
- Jeudi 7 octobre 2004 : Eruptions volcaniques et évolution des espèces : des dinosaures, de leur disparition et de notre avenir sur cette planète, par M. Vincent Courtillot, Université de Paris 7, Institut de Physique du Globe de Paris, Institut Universitaire de France
Les causes les plus fréquemment citées des extinctions en masse sont les impacts d’astéroïdes et les éruptions volcaniques massives (traps). Cet exposé fera le point sur les résultats récents concernant l’âge des principaux traps et montrera que la plupart sont en corrélation avec les extinctions. En contraste, l’impact de la limite Crétacé-Tertiaire, dont l’existence n’est pas mise en cause, reste à ce jour le seul cas bien établi d’un impact coïncidant avec une limite. Il semble donc que ce soient des « pulsations internes », caractéristiques de la dynamique du globe, qui soient responsables la plupart du temps de ces brefs épisodes où ce ne sont plus les mieux adaptés mais les plus chanceux qui survivent.
Projection du film :
L’empreinte des dinosaures, de Pierre Stine, Grand Prix aux rencontres Image et Sciences 2003.
- 1er avril 2004 : Les saintes chapelles royales et princières, par Mme Claudine Billot.
Quatre chapelles royales (Paris, Le Gué de Maulny au Mans, Le Vivier-en-Brie et Vincennes) ont été fondées
par les Capétiens entre 1248 et 1379. Par la présence des reliques de la Passion, elles indiquent une
continuité prestigieuse entre Jérusalem, Rome, Byzance et Paris au profit de la dynastie et protègent
le royaume de France. Le don d’épines de la Sainte Couronne à des monarques étrangers et à des édifices
religieux dans toute l’Europe contribue au rayonnement spirituel et politique des rois de France.
Les saintes chapelles princières (Bourbon l’Archambault I et II, Riom, Bourges, Châteaudun,
Aigueperse, Champigny-sur-Veude et Vic-le-Comte) furent créées entre 1315 et 1505. Elles affirment,
dans les provinces, un rappel constant de Saint-Louis, l’ancêtre fondateur canonisé en 1297,
l’appartenance au lignage capétien et la délégation régionale d’un certain pouvoir politique.
Construites sur le modèle architectural et iconographique de l’édifice parisien, elles possèdent des fragments
des Saintes Reliques. On y célèbre aussi l’office divin selon l’usage de Paris. Elles abritent les tombeaux
des fondateurs.
- 11 mars 2004 : Autour de la figure du sorcier, par M. Michael HOUSEMAN, Directeur d’études, Ecole pratique des hautes études /sciences religieuses, Directeur du laboratoire «Systèmes de pensée en Afrique noire» - UMR 8048 de l’EPHE et du CNRS
A partir d’un cas particulier tiré de son terrain chez les Beti du Sud Cameroun, M. Houseman
explorera différents aspects du personnage dit «sorcier». Il centrera son attention, d’une part, sur
l’organisation sociologique des imputations et des accusations de sorcellerie et, d’autre part, sur la
façon dont les individus prétendus sorciers peuvent provoquer leurs interlocuteurs afin de susciter
la suspicion et la crainte.
- 10 février 2004 : Présentation et commentaires à propos du film : Les Etrusques, un voyage interrompu,
un aspect de la recherche archéologique sousmarine en eau profonde, par M. Luc LONG, Conservateur en chef du Patrimoine au Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines.
Véritable peuple de la mer, les Etrusques sont surtout connus pour leur activité commerciale à travers
toute la Méditerranée. Leur vin est une denrée largement transportée dès le VIème siècle avant
Jésus-Christ. Mais peu de vestiges archéologiques en mer ont permis de connaître précisément les
modes de transport, les routes commerciales de cette époque.
En février 1999, lors d’une prospection au large de Giens, le robot de la COMEX repère, par 70
mètres de fond, une épave d’origine étrusque, sans doute en route pour les côtes françaises. Le site est
intact. Un bateau chargé de plusieurs centaines d’amphores repose dans les fonds depuis plus de
2500 ans. Forts de leur expérience passée, les archéologues du DRASSM, dirigés par Luc Long,
entreprennent en septembre la fouille du navire. La profondeur du site nécessite une automatisation
complète.
Ce film passionnant fait revivre le travail accompli. Grâce à cette nouvelle branche de la recherche
archéologique, on a pu découvrir et étudier le chargement d’un navire vieux de plus de deux
mille ans, ce qui amène à supposer qu’il existait, dès cette époque, un commerce maritime entre les
Etrusques et, sans doute, le sud de la France.
- 8 janvier 2004 : Séismes : comment prédire l’imprévisible ? par le Dr. Pascal BERNARD, Département de Sismologie, Institut de Physique du Globe de Paris.
Les séismes semblent frapper au hasard les zones de failles des frontières de plaques, et parfois même ailleurs. Les gros efforts de prédiction, par la recherche, de phénomènes précurseurs engagés il y a
trente ans, s'essoufflent sans succès marquant. Ils ne font plus l'enthousiasme des chercheurs. Leur nouveau
credo est porté vers une «criticalité auto-organisée» de la croûte terrestre, qui maintiendrait une activité
sismique imprévisible avec des séismes de toutes tailles, distribués au hasard sur le réseau des failles.
Nul ne peut savoir si une rupture sismique naissante donnera un petit séisme imperceptible ou une rupture
majeure destructrice, par des effets de cascade imprévisibles d'une faille à la suivante. Pourtant, tout
n'est pas perdu pour la prédiction : quelques pistes de recherche sont en train de s'ouvrir...
- 11 décembre 2003 : L’apprentissage du langage écrit : le non-sens neurologique des méthodes modernes, par Ghislaine WETTSTEIN-BADOUR, Docteur en médecine.
Médecin, travaillant depuis plus de vingt-cinq ans auprès d’enfants, d’adolescents et d’adultes en difficulté dans le domaine de l’apprentissage de l’écrit, le Dr Wettstein-Badour s’est appuyée sur les neurosciences pour montrer que les pédagogies actuellement utilisées sont contraires aux exigences du fonctionnement cérébral en ce domaine. Elle a défini les conditions indispensables à mettre en oeuvre pour optimiser l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et de l’orthographe.
- 13 novembre 2003 : Le Tibet, par Claude COLLIN DELAVAUD,
Professeur émérite à l’Université Paris VIII, CNRS, CREDAL
Voici, à défaut d’être un pays, une région parmi les plus originales du monde. Immense, cerné par les plus hautes cordillères du globe, plateau dont l’altitude évolue entre 4000 et 5000 mètres, ce gigantesque massif abrite une population distincte de son entourage.
C’est elle qui, avec ses modes de vie et surtout sa haute culture bouddhiste tantrique, confère une originalité exceptionnelle à ce territoire vaste comme deux fois et demi la France. Cependant, sa dépendance contemporaine vis-à-vis de la Chine tend à bouleverser son image et sa spécificité culturelle. De nombreuses diapositives et un film illustreront cette conférence.
N.B. Pour mieux comprendre le façonnage des paysages d’Asie, nous vous suggérons la visite de l’exposition Himalaya - Tibet, le choc des continents, conçue et coproduite par le CNRS et le Museum national d’Histoire naturelle. Elle est ouverte jusqu’au 4 août 2003. Grande Galerie de l’évolution, Jardin des plantes, Paris.
- 14 octobre 2003 : La monnaie, fenêtre ouverte sur l’histoire d’un pays, par Dominique ANTÉRION, Chargé de mission au médaillier du Musée des Antiquités de la Seine-Maritime, Chargé de mission et conférencier au Musée de la Monnaie de Paris.
Du statère gaulois à la monnaie unique européenne, s’élabore au fil des siècles une volonté d’unité politique. La monnaie française témoigne des avancées de cet idéal. Qu’elle soit d’or ou d’argent, chaque pièce, à sa manière, a quelque chose à nous dire sur ce sujet. Mais nos pièces de monnaie, nos trésors, témoignent aussi d’avancées comptables et financières que l’on retrouve aujourd’hui dans chacune de nos pratiques quotidiennes, voire quelques-unes de nos expressions populaires. La monnaie est une belle fenêtre ouverte sur l’histoire du peuple français.
- Séminaire du Comité pour l'Histoire du CNRS :
Les séances ont eu lieu à l'ENS - 46 rue d'Ulm Paris 5e, Salle de conférence.
Programme 2003/2004
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- 1er octobre 2002 : Le Siècle Biotech, par M. Jeremy RIFKIN.
- 12 novembre 2002 : Un problème économique mondial : le recyclage et le traitement automatique des déchets, par M. J.P. LEHOUX.
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